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Le Sida continue ses ravages dans le monde. Actuellement, on compte environ 33,4 millions de personnes vivant avec le VIH et le SIDA dont 2,1 millions d’enfants. Les nouveaux cas d’infection sont estimés à 2,7 millions par an. C’est l’Afrique subsaharienne qui est la plus touchée. En France, il y a plus de 150 000 séropositifs et 27 000 personnes vivent avec le SIDA déclaré. Chaque année, 6000 à 7000 individus découvrent leur séropositivité.
Le SIDA (Syndrome d’Immunodéficience Acquise) est repéré en 1981 aux Etats-Unis, les 1er cas se déclarant dans la communauté homosexuelle.
La maladie fait son apparition en France en 1982, et les médecins français commencent alors à se mobiliser, ainsi qu’un certain nombre de chercheurs dans le monde, pour essayer de décrire ce nouveau virus. C’est en 1983 que Luc Montagnier découvre le VIH, virus responsable du SIDA, avec ses collaborateurs Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi.
L’association AIDES Ile-de-France est créée en 1984 et reconnue d’utilité publique en 1990. Elle a pour objets d’informer sur la maladie et sa prévention, ainsi que de soutenir les personnes qui en souffrent et leurs proches.
Les sourds : une population exclue de la prévention
A cette époque, AIDES constate que de plus en plus de sourds meurent du Sida, en raison de l’absence d’accès à l’information : la radio est inaccessible, les programmes télévisés ne sont pas sous-titrés, et beaucoup de sourds ont des difficultés de lecture pour pouvoir s’informer dans la presse écrite. A l’époque, un grand nombre de personnes sourdes, en voyant le symbole du virus, pensent que la contamination se fait à cause du soleil ! N’oublions pas que la population sourde et malentendante française atteint déjà les 5 millions d’individus.
En 1988, Bruno Moncelle et un interprète Eric Verdier, rencontrent Hélène Rossert, directrice d’AIDES, pour lui faire part de la situation préoccupante des sourds et lui demandent de faire quelque chose. Hélène Rossert propose finalement à Bruno Moncelle de prendre en charge lui-même ce travail. C’est ainsi que l’association AIDES crée un « Groupe Sourd » en 1989 à Paris. Depuis, 112 volontaires se sont relayés à AIDES Paris et 42 volontaires en province. Actuellement, on en compte 17 dans le groupe Sourd de Paris.
AIDES Groupe Sourd : une meilleure prévention pour une lutte efficace
Il est essentiel que le groupe AIDE Sourds soit animé en majorité par des formateurs et animateurs sourds, de façon à ce qu’il n’y ait pas de barrière de communication ni de problème d’adaptation culturelle, puisqu’ils pratiquent la langue des signes et ont traversé les mêmes difficultés.
Il est important aussi que le groupe soit constitué d’homme et de femmes, hétérosexuels et homosexuels, afin de mieux répondre à toutes les demandes. Un interprète en LSF peut être présent, pour assurer la communication entre volontaires sourds et volontaires entendant ; ils peuvent aussi être amenés à intervenir dans les formations.
Michel Pardé, animateur spécialisé à AIDES et formateur volontaire depuis 15 ans, souligne que de nos jours, les personnes séropositives vivent beaucoup mieux avec le virus qu’avant. Les trithérapies leur permettent en effet d’avoir une vie sociale normale. Mais le nombre de contaminations ne faiblit pas. Michel Pardé explique les missions du groupe Sourd à AIDES :
Organiser des rencontres
Intervenir dans les écoles et les associations pour faire de l’information et de la prévention
Participer à des évènements pour informer et sensibiliser
Créer des supports d’information (dépliants) destinés à certaines cibles : gays, bisexuels
Tenir une permanence de communication à distance avec Webcam sur MSN tous les mercredis de 16h à 20h
Accompagner et soutenir les patients sourds atteints du SIDA.
Il ajoute que son association a 2 projets importants : la création d’un DVD de prévention contre le SIDA et les IST (Infections Sexuellement Transmissibles) et l’élargissement d’interventions d’AIDES Sourd dans la France toute entière.
Malgré la prévention, et suite à une enquête d’AIDES auprès de la population sourde, on constate un accroissement du nombre de contaminations, essentiellement dû à un préservatif de moins en moins utilisé : les sourds pensent que le traitement d’urgence sous 48H est efficace à 100 %, mais c’est faux. La lutte doit donc se poursuivre, plus que jamais.
Pour finir un message très important pour vous tous : LA SEULE SOLUTION POUR SE PROTEGER CONTRE LE SIDA : c’est le préservatif… !
Liens :
AIDES : http://www.aides.org/
AIDES Groupe Sourd sur Facebook : http://www.facebook.com/WebSourd#!/...
Contact AIDES Groupe Sourd (@ e-mail) : groupesourds aidesidf.com