C’est bientôt le 14 juillet. On peut traduire « juillet », en LSF, par un « J » sur la tête, du fait de la chaleur, ou encore par « feux d’artifice », en référence à notre fameux 14 juillet. Mais à propos de feux d’artifices, quelles sont leurs origines, leur histoire, leur évolution ? Découvrez donc nos recherches.
Sommaire
1. Les origines des feux d’artifice (2’36’’)
2. La fabrication et le fonctionnement des feux d’artifice (9’17’’)
3. À quelles occasions et en quels lieux les feux d’artifice sont-ils utilisés ? (2’04’’)
1. Les origines des feux d’artifice (2’36’’)
Au deuxième siècle avant JC, en Chine , les hommes avaient découvert que de petits morceaux de bambous secs jetés dans le feu provoquaient des mini explosions. Beaucoup plus tard, au 6ème siècle après JC, les chinois, ayant perfectionné leur méthode, utilisent le même procédé en créant de petites fusées leur permettant de faire fuir l’ennemi. Au 7ème siècle , ils découvrent que le salpêtre, une matière blanche que l’on trouve sur les parois humides, le charbon de bois et le souffre réunis, forment une poudre noire qui explose lorsqu’elle est chauffée. Les pays arabes surnommeront ce procédé « les flèches chinoises ».
Au 13ème siècle, Marco Polo rapporte en Europe cette fameuse poudre noire de son long voyage en Chine. Elle sera utilisée pour la guerre dans les fusils et les canons mais aussi pour un usage festif. En France, le premier vrai feu a été tiré sur la Place des Vosges, à Paris, alors nommée Place Royale, pour le mariage d’Anne d’Autriche avec Louis XIII en 1615. Ce fut un spectacle extraordinaire. En 1739, un concours de feux d’artifice provoqua 40 morts parmi les spectateurs, drame dont on ne sait où il eut lieu. Depuis, de somptueux feux sont tirés selon divers procédés.
2. La fabrication et le fonctionnement des feux d’artifice (9’17’’)
Trois de nos sens sont stimulés lors des feux d’artifice : l’ouïe, l’odorat et la vue. En effet, ils font du bruit lorsqu’ils explosent, ont une odeur mais c’est principalement leur lumière et leurs mouvements qui les rendent si attrayants.
Jusqu’au XIXème siècle, les feux étaient incolores, seules les explosions étaient visibles, c’était peu spectaculaire. En 1865, la couleur blanche apparut grâce à un procédé chimique utilisant du magnésium. A partir du XIXème siècle, l’évolution de la chimie permit aux feux de posséder différentes couleurs. La combustion à haute température, 1000°C permet d’obtenir des couleurs telles que le blanc-rouge et jusqu’à 3 000°C un blanc éblouissant. En fonction de la couleur désirée, différents produits sont utilisés, le cuivre pour le bleu, le sodium pour le jaune, le baryum pour le vert ou le mélange de cuivre et de baryum pour obtenir la couleur cyan. Ces procédés permettent d’avoir une multitude de couleurs. Il existe à l’heure actuelle 72 composés chimiques différents pour obtenir la couleur bleue.
Les feux d’artifice ne se définissent pas uniquement par leurs couleurs mais aussi par leurs formes. Ce sont des formes de fleurs par exemple, telles que le chrysanthème, la pivoine, ou bien d’arbres comme le palmier, ou toute autre, la cascade, le soleil, la fontaine que l’on peut voir se déployer sous nos yeux. La forme plus classique est la bombe. Cette utilisation du feu, des explosions qui allient couleurs et formes se nomme pyrotechnie. Elle n’est pas seulement utilisée pour la fête mais aussi pour les fusées de détresse, les air-bags, ou les sièges éjectables des avions. La base de cette technique est l’utilisation et la combinaison de réactions chimiques telles que l’oxydo-réduction, la combustion qui jouent aussi sur la vitesse, les couleurs et la forme.
Cette technique peut être utilisée par des amateurs ou des professionnels, ces derniers ont cependant des rampes de lancement très sophistiquées. Dans les deux cas, le dispositif est le même. L’intérieur des fusées est divisé en deux compartiments. Dans le compartiment du bas, de la poudre noire nommée la chasse permet à la fusée de décoller. (On retrouve la même idée dans les fusées spatiales). La mèche reliant le compartiment du haut et celui du bas, appelé espolette, se consume petit à petit pour atteindre le cœur une fois en l’air. Ce cœur, composé d’éléments chimiques, explose donnant lieu à des formes et des couleurs différentes. Les explosions surviennent à partir de 50 m, altitude à laquelle le compartiment du bas a achevé sa fonction, et jusqu’à 250 m du sol. De nos jours, le procédé est informatisé et l’allumage des mèches se programme à distance et de manière automatisée.
Il existe 4 catégories d’explosifs allant de K1 à K4 déterminant la dangerosité du produit. La première est la seule pouvant être vendue à des mineurs, elle ne contient que 3 grammes de pétards et jusqu’à 10 grammes d’explosifs. La deuxième catégorie est exclusivement vendue aux adultes, elle peut aller jusqu’à 100g. La 3ème catégorie peut atteindre les 500g et la dernière s’adresse aux professionnels diplômés, ayant suivi une formation agrée, car dépassant les 500g d’explosifs. Afin de pouvoir réaliser un tir il faut, 15 jours avant la date de l’événement, prévenir la préfecture si l’on est en catégorie 3 et que l’on dépasse 35 kg d’explosifs ou en catégorie 4 quelque soit le poids. Il faut également respecter les distances de sécurité pour le public ainsi que les consignes d’utilisation.
Les distances de sécurités dépendent du diamètre du compartiment supérieur de la fusée. Elles doivent être équivalentes, l’une en mm et la deuxième en mètre. Pour 200 mm de diamètre 200 mètres de distance seront exigés, pour 75 mm il faudra 75 m. Mais cette distance dépend aussi du vent. La distance reste équivalente pour un vent n’atteignant pas les 22 km/h mais doublera au-dessus de cette vitesse. Au-delà de 54 km/h le tir sera annulé car trop dangereux et pouvant provoquer des victimes, ou des incendies. Pour un tir au-dessus de l’eau, quel que soit le diamètre du compartiment, la distance sera de 100 m minimum et cette distance sera équivalente pour un tir réalisé par des amateurs.
Les feux d’artifice peuvent être effectivement somptueux mais cela reste des explosifs et donc des armes. La plus grosse fusée du monde, nommée Yonshakudama, a été tirée au Japon. Son diamètre était de 1 200 mm, son poids de 450 kg, elle explosa à une altitude de 800 m. L’effet de la 1ère explosion fut un filet d’or se transformant en petites fleurs colorées, suivie par la seconde qui offrit de multiples bouquets à plusieurs changements de couleurs.
3. À quelles occasions et en quels lieux les feux d’artifice sont-ils utilisés ? (2’04’’)
Les tirs de feux d’artifices ont lieu généralement lors de fêtes nationales, ou locales, pour des jours de l’an ou de grands évènements tels que l’ouverture ou la fermeture des jeux olympiques ou tout événement sportif. Dans la sphère du privé, il s’agit notamment des stars ou de personnes fortunées s’offrant, pour leur plaisir et ceux de leurs invités émerveillés, un feu d’artifice.
Des compétitions internationales de feux d’artifice sont organisées entre les entreprises de production afin de primer les plus beaux tirs. Il existe ainsi à Cannes le Festival des Arts de pyrotechnie aux mois de juillet et août. Les fêtes de Genève, attirant un peu moins de 500 000 spectateurs, se déroulent chaque année autour du 10 août sur le lac. C’est un spectacle unique. A Montréal au Québec, l’International des Feux Loto-Québec est le plus important concours annuel au monde avec 5,7 millions de spectateurs. Il existe d’autres lieux de concours aux Philippines, à Saint-Sébastien en Espagne ou encore les Nuits des Feux à Chantilly qui ont lieu tous les deux ans.
Si vous souhaitez plus de renseignements sur le sujet, vous pouvez cliquer sur les liens :
Feux d’artifice :
[->http://tpe-feux-artifices.e-monsite.com]
http://www.brezac-artifices.com/pyr...
http://www.feux-dartifice.ch/fr/ind...
Source : Wikipédia