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Le 10 Avril 1912, le plus grand, le plus beau des paquebots entamait la traversée de l’Atlantique, de Southampton à New York. Sa construction avait duré 3 ans et il avait la réputation d’être insubmersible. Malheureusement, le destin en a décidé autrement. Dans la nuit du 14 et 15 Avril, le paquebot Titanic heurte un iceberg et coule en trois heures, faisant 1500 victimes et disparus. C’est la plus grande catastrophe maritime de l’histoire du 20ème siècle.
A l’occasion du centenaire de la commémoration du naufrage, le film « Titanic » ressort en version 3D au cinéma, 15 ans après la célèbre version originale. La transformation de la version 2D en 3D a représenté 60 semaines de travail pour 300 personnes et a coûté 18 millions de dollars. Il faut savoir que ce film réalisé par James Cameron avait reçu 11 Oscars en 1997 et rapporté plus de 1, 85 milliards de dollars.
Autre évènement marquant, un bateau de croisière nommé « Balmoral » part sur les traces du Titanic. Comme le paquebot de légende, c’est de Southampton que le Balmoral a levé l’ancre avec 1.309 passagers, exactement le même nombre qui avait pris place à bord du Titanic le 10 avril 1912. Une cinquantaine de descendants des naufragés font partie des voyageurs, venus d’une trentaine de pays. Toutes les places sont vendues depuis déjà deux ans, chacune valant entre 2.799 et 5.995 livres (3.390 à 7.265 euros). La décoration, les menus, les objets, les cabines, tous les détails à l’intérieur du paquebot sont inspirés de l’ancien bateau Titanic. Une cérémonie à la mémoire des victimes sera a été organisée à son bord, à l’endroit où gît l’épave, le 14 avril à partir de 23H40, instant où le bateau a heurté l’iceberg.
Cent ans après le naufrage du Titanic, les industriels de la croisière conçoivent des « paquebots-villes » flottantes pour une clientèle toujours plus nombreuse. Ils jurent que la sécurité reste primordiale, bien qu’ils proposent des prix de plus en plus bas. Mais depuis l’accident du Costa Concordia au large de la Toscane, qui a couté la vie à 32 personnes en janvier dernier, l’image de la sécurité sur les grands bateaux a été ternie. En fait, la polémique tourne autour de cette question : comment peut-on garantir une sécurité optimale, quand on sait que plus l’effectif d’un bateau augmente et moins on peut sauver de vies ?