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Quatre Femmes Sourdes sont à l’honneur : Arlette, Chantal, Isabelle, et Karine
Le 8 mars est la Journée Mondiale de la Femme. Chaque année, à cette occasion, l’équipe de Websourd vous présentera quelques femmes sourdes. Cette année, nous avons interviewé 4 femmes : Arlette MOREL, Chantal LIENNEL, Isabelle MALAURIE, et Karine FEUILLEBOIS. Nous avons posé les mêmes questions à chacune d’entre elles : « Quelle est votre plus belle réussite en tant que femme ? » et « Quel message souhaitez vous faire passer aux femmes sourdes ? ». Interviews.

Sommaire :

  1. Interview d’Arlette MOREL
  2. Interview d’Isabelle MALAURIE
  3. Interview de Chantal LIENNEL
  4. Interview de Karine FEUILLEBOIS

1- Interview d’Arlette MOREL

Bio express : Arlette MOREL est âgée de 71 ans. Grand-mère de plusieurs petits enfants, elle est actuellement à la retraite.

Arlette MOREL : Ma plus grande réussite, c’est la création du CPSAS, le Centre des Promotions pour Adultes Sourds. C’est un service au sein de l’Institut Saint-Jacques et non pas une association. Tout le monde pensait que j’étais la directrice alors que j’étais responsable de ce service. C’est un service de l’Institut au même titre que l’infirmerie, la cantine, les cuisines, par exemple.

« Le CPSAS répond aux besoins des sourds »

Leur problème primordial est le français écrit. Je donnais donc des cours, ce secteur se développant, nous avons dû embaucher d’autres professeurs. Parfois ces cours pouvaient être dispensés par des professeurs entendants qui savaient signer. Un service d’interprètes avait été créé aussi, avec Mme Fournier au début. Les premiers examens d’interprètes se sont fait au sein du CPSAS.

Il y avait aussi un grand besoin pour les jeunes sourds de trouver des familles d’accueil. En fait, les internes de Saint-Jacques se retrouvaient dans le besoin pour les week-ends car l’internat fermait et leurs familles vivaient trop loin. Il aurait été dommage qu’ils aillent chez des entendants alors il fallait trouver des familles d’accueil sourdes. Nous en avons discuté avec Michel BRAUN et sa femme ; nous leur avons proposé en échange une formation avec interprète. L’agrément leur a ensuite été attribué par la sécurité sociale et le projet a été lancé.

Parallèlement, le CPSAS a soutenu des associations à leurs débuts comme 2LPE-région parisienne par exemple ; nous leur fournissions du papier, les photocopies, les timbres et notre salle. Nous avons d’ailleurs fourni gratuitement notre salle à l’Académie de la Langue des Signes aussi. Puis, quand ces structures devenaient autonomes, elles louaient ou achetaient des locaux.

Une histoire chez l’Ecole Française de la Psychologie et de la Pédagogie

Nous avions également organisé l’interprétation d’une formation pour éducateurs sourds à l’EFPP (Ecole Française de la Psychologie et de la Pédagogie), rue Cassette à Paris. En fait, au début, cette formation n’était pas interprétée alors que les sourds le souhaitaient mais financièrement cela semblait trop cher pour l’EFPP. Le CPSAS a décidé de leur offrir les heures d’interprétation. Quand, à ce moment là, l’école a accepté la présence d’interprète nous savions que c’était gagné.

Pendant toute cette première année de formation, les sourds étaient très satisfaits, pour la rentrée suivante ils ont demandé à renouveler cette expérience mais nous ne pouvions plus assumer car nous avions trop de travail. Bien sûr, ils ont su manifester leur mécontentement mais nous attendions plus, nous les laissions revendiquer eux-même leurs droits à comprendre des cours qui étaient tous en français oral ! C’est ainsi qu’ils ont réussi à convaincre l’école. Cette dernière a fait appel à nous car ils avaient compris que c’était un besoin. Bien sûr nous leur avons clairement expliqué que nous ne pouvions nous permettre de le faire gratuitement, alors il a fallu les convaincre de s’arranger avec leur propre budget et finalement nous avons atteint notre objectif. Cette formation est interprétée et cela fait vingt ans que ça dure !

« Ma réussite est donc d’avoir chercher à comprendre les besoins des sourds. »

C’est vrai que cela représente énormément de travail mais il faut répondre aux besoins des sourds. Il faut tout d’abord chercher à identifier ces besoins pour trouver les solutions. L’accueil des personnes sourdes dans les administrations pour gérer leurs papiers est encore un besoin primordial. Souvent à la sortie de mes cours, les gens pressés me demandaient de leur expliquer un courrier qu’ils avaient reçu la veille. Mais bien sûr la solution n’était pas que ce soit moi, à la fin des cours, qui dépense du temps et de l’énergie pour régler ces problèmes que de nombreux sourds rencontraient. La création d’un accueil nous a paru alors indispensable.

Au départ, un agent d’accueil entendant accueillait le public puisqu’il fallait pouvoir téléphoner. Les premiers usagers sourds ressortaient malgré tout sans avoir compris et pourtant l’entendant signait. J’ai compris ensuite que les sourds ne voulaient pas montrer leur incompréhension et préféraient alors feindre. Il était donc préférable que cet accueil soit fait par un sourd qui pouvait plus finement déceler cette incompréhension chez son interlocuteur et aussi plus facilement lui faire admettre cette lacune. Si un entendant s’était permis la même chose, le sourd n’aurait pas admis que l’on « ose se moquer » de lui ! C’est ça aussi connaître la culture sourde, ces comportements étaient très répandus.

Ma réussite est donc d’avoir chercher à comprendre les besoins des sourds. Nombreux sont ceux qui m’ont alertée car des structures semblables à la nôtre se créaient ici ou là en France, sur notre modèle, et « nous allions nous faire voler notre place, le CPSAS allait couler »... mais moi j’étais contente de ce développement. Maintenant que je suis retraitée, je vois partout des centres d’accueil sourds à travers le pays ! C’est justement là notre réussite ! Nous avons été un modèle. Si nous n’avions pas existé, le besoin ne serait peut-être pas apparu au grand jour...Toutes ces structures qui ont été créées montrent bien que ces besoins sont réels. Cela a duré en effet 20 ans de 1980 à 2000, l’année de ma retraite !

Quand on veut, on peut !

Le message que je souhaiterais faire passer à toutes les femmes c’est qu’il ne faut pas s’arrêter devant les échecs de la vie mais au contraire persévérer, avancer malgré tout, même si certains essaient de nous freiner, il faut garder le cap, prendre sur soi et ainsi on peut réussir : « Quand on veut, on peut ! »

2- Interview de Chantal LIENNEL

Bio Express : Chantal LIENNEL est déjà grande mère. Elle est comédienne à IVT (Internationnal Visual Theater) où elle joue depuis une trentaine d’années.

Chantal LIENNEL : Je suis comédienne depuis 1977. En fait, j’ai commencé comme amateur, puis je suis passée professionnelle en 1982. En cela, j’ai réussi à acquérir le statut de comédienne sourde, et je suis satisfaite de mon parcours depuis lors. Le premier spectacle qui a vraiment attiré le regard du public fut « Les enfants du silence », ce fut une expérience très forte.

« Je suis vraiment sourde,et c’est mon métier »

A l’époque, beaucoup d’entendants doutaient du fait que les comédiens soient réellement sourds. Ca leur paraissait impossible ! Ils ne voyaient pas comment un sourd pouvait travailler avec des entendant ! Mais si, je suis vraiment sourde, et c’est mon métier : je suis comédienne. On croit souvent qu’un sourd ne peut pas être comédien ! C’est faux. Mais il faut avoir beaucoup de motivation, de la passion, du talent, et aussi être fier de la langue des signes, car c’est cette langue qui donne à voir tout ce dont les sourds sont capables.

Un grand merci à Alfredo Corrado, sourd américain. Je lui dois beaucoup. C’est lui qui a initié le mouvement, et ses critiques étaient toujours positives. Quand les sourds se sentaient incapables, c’est lui qui les a convaincu d’essayer. Et ça fonctionnait ! Grâce à la langue des signes qui est une langue de communication dont les sourds doivent être fier ! Et pourtant ça n’était pas toujours facile ! Nous avions peur que les gens se moquent de notre langue.

« C’est un beau métier, mais difficile »

Il ne faut pas oublier qu’en 1982, la langue des signes n’avait pas encore droit de cité. C’est grâce au théâtre que nous avons pu nous montrer et pas là interpeller les pouvoirs publics. En effet, la langue des signes fascine toujours les entendants qui la trouvent belle, rappelant la danse indienne. Grâce au théâtre, de plus en plus d’entendants se sont intéressés à la langue des signes, et ont même souhaité l’apprendre. Et on aurait pu la leur interdire comme à nous, pourquoi pas ?... Non, nous leur expliquions que, sortie du théâtre, cette langue si belle était interdite ! Les entendants étaient choqués d’apprendre cela. Cette expérience a été une victoire.

C’est un beau métier, mais difficile. On vit dans un monde différent. On fait de multiples rencontres qui nous enrichissent culturellement. On apprend des tas de choses sur les vedettes, leur vie, leur mort, sur les auteurs. J’étais loin de tout ça avant. A l’école, je n’avais acquis aucune référence théâtrale. Personne ne pensait à le faire, car tout le monde, y compris les familles, pensait que les sourds ne pouvaient pas s’intéresser au théâtre !

Exhiber notre langue des signes sur scène est une possibilité

Sourd lui même, Alfredo Corrado affirmait que c’était possible. Et je l’en remercie pour ça. Il a revalorisé l’image que nous avions de nous-mêmes. Nous devenions fiers de monter sur scène et d’exhiber notre langue des signes. Je suis également fière que ce premier pas ait été fait par IVT que je n’ai plus jamais quitté. Surpris de me voir encore sur scène, les sourds me demandent parfois quand je prendrai ma retraite. Mais je ne veux pas prendre ma retraite. Mon rêve serait de mourir sur scène, ce serait mon plus beau cadeau.

« Avec une intense concentration, abattre tous les obstacles et réussir à passer. »

Pour les jeunes femmes sourdes qui aspirent à devenir comédiennes, je donnerais ce conseil : « il ne faut pas trop rêver ! » C’est un métier dur qui engendre d’énormes privations. Beaucoup de jeunes ont la vie dure, mais le métier de comédien est pire ! Il faut arriver à monter sur scène et, avec une intense concentration, abattre tous les obstacles et réussir à passer.

D’autre part... C’est assez difficile à expliquer. Par exemple, en cette période de manifestations sur le problème des intermittents du spectacle, tous les entendants se mobilisent, qu’ils soient âgés, jeunes, professionnels ou amateurs, car ils sont tous concernés par le problème : il y a peu de travail. Il n’y a que les célébrités qui sont engagées. Et pour les sourds c’est très difficile.

Le Théâtre Chaptal, grand templin pour les comédiens sourds

Je fonde beaucoup d’espoir sur le Théâtre Chaptal, qui peut devenir un tremplin pour les comédiens sourds. En effet, c’est le seul théâtre où tous les comédiens sont sourds. Il faut confier de grands rôles aux comédiens sourds, et cesser de les cantonner à de petits rôles, comme celui de la bonne qu’on n’aperçoit que 2 ou 3 minutes. Il faut leur proposer des grands rôles. Mais ce n’est pas facile. Même à nous, comédiens professionnels, on ne propose que des rôles de passants, de figurants ou de « pauvre sourd »... Alors que nous pourrions jouer des rôles de gangster, de voyou, ou d’espion par exemple ! Oui, on peut imaginer un espion sourd, dont la prothèse auditive enregistrerait des conversations. On peut tout inventer !

Cela demande du courage, mais c’est un beau métier pour une femme. Vive les femmes sourdes !

3- Interview d’Isabelle MALAURIE

Bio Express :Isabelle MALAURIE est âgée de 51 ans. Présidente de la FSSF (Fédération Sportive des Sourds de France) depuis treize ans, elle a aussi été élue en 2000 présidente de la EDSO (European Deaf Sport Organization). Elle est grande travailleuse pour les sportifs sourds.

Isabelle MALAURIE : Mon plus grand souvenir remonte aux Jeux Olympiques des Sourds d’Eté à Los Angeles (Etats-Unis) en 1985. Il y avait eu en tout 24 médaillés pour la France. J’étais à l’époque au sein de l’équipe dirigeante en tant que secrétaire générale. C’est vraiment notre plus belle réussite. En plus cette année là, plusieurs sports étaient représentés.

« Avec le temps nous avons réussi à accorder nos violons »

Je suis arrivée en 1974, dans le cadre de la valorisation de la condition féminine, sur ordre du gouvernement et sous la présidence de Monsieur ALIE, sourd sportif. Il cherchait deux jeunes femmes sourdes et j’ai été recrutée avec Marie-Thérèse L’HUILLIER car nous étions toutes les deux joueuses de tennis. Nous étions les deux seules femmes entourées d’une grande majorité masculine. Il a fallu s’y habituer mais ce n’était pas évident même si nous n’étions qu’un petit groupe. Avec le temps nous avons réussi à accorder nos violons car les hommes étaient patients, respectueux, ils nous aidaient, nous encourageaient et nous avons pu avancer.

C’est l’ancienne ministre de la jeunesse et des sports, Mme BUFFET qui m’a remis la médaille de légion chevalier du mérite. Je suis restée longtemps directrice de la FSSF car j’ai commencé en 1974 et j’y suis encore aujourd’hui. Nous avons à notre actif de nombreuses réussites mais notre mission est difficile. Certaines de nos ambitions ont échoué et d’autres abouti. Une de nos réussites est la mise en place de conventions nous unissant avec d’autres fédérations sportives d’entendants. Nous avons réussi à gérer des déplacements sportifs. Il faut savoir que c’est différent actuellement par rapport à avant : nous devons trouver des financements sportifs. Voilà, oui, c’est parce que je suis restée si longtemps que Mme Buffet m’a remis cette médaille.

La parité est possible dans le milieu féminin sourd

Je crois qu’il est important de prendre conscience que les femmes, au sein des fédérations entendantes ont occupé de plus en plus de place à des postes de direction mais aussi en tant que sportives de haut niveau. Par contre dans le monde des sourds, nous sommes en retard à ce niveau là ; alors même si ce retard est léger il faut que les femmes sourdes réussissent à le rattraper à l’égal des femmes entendantes.

C’est de la responsabilité des clubs d’encourager la pratique des sports par les femmes en créant des conditions favorables. Ils ne doivent pas continuer à avantager les hommes mais au contraire agir pour la condition féminine. Bien sûr, il faut prendre en compte leur vie de famille et leur vie privée pour leur faciliter le travail en tant que directrice ou sportive. A partir de là, je suis sûre que les femmes sourdes pourront faire avancer les choses mais à condition que ces femmes soient respectées en étant concrètement présentes et notamment au sein de l’équipe de direction.

4- Interview de Karine FEUILLEBOIS

Bio Express : Karine Feuillebois est âgée de 38 ans. Elle est animatrice de lecture auprès d’enfants sourds au BCD (Bibliothèque Centre Documentaire) de l’école Laurent Clerc à Champs sur Marne (77). La BCD s’adresse aux enfants de la maternelle au primaire, et a été créée il y a sept ans.

Karine FEUILLEBOIS : Mon histoire ressemble, pour moi, à un conte. Dans les contes, au début, il y a des obstacles, des ratés, mais au final la réussite est présente ! Mon parcours se retrouve dans cette image : des ratés, surmontés, pour enfin aboutir à la réussite. De ma place de femme, sourde profonde, une des choses essentielles dans ma vie c’est l’amour de la lecture. Les livres m’ont donné des connaissances que j’ai intégrées. Cela m’a permis de poursuivre des études, d’aller à l’université et de devenir professeur. Mais la chose primordiale pour moi c’est de pouvoir offrir cet amour de la lecture aux enfants. Cet amour des livres, cette affection que j’ai, je ne pouvais la garder pour moi, il fallait que je la transmette.

Le défi de transmettre le goût de la lecture aux enfants sourds

Ma plus belle réussite personnelle, en tant que sourde aimant lire, c’est d’avoir réussi ce défi : passer le relais aux enfants sourds. Je suis fière de moi maintenant, de mon passé de militante aussi. On pense souvent que la surdité rend faible, au contraire ! Pour moi, elle m’a donné de l’énergie, de la force. Ma surdité m’a procuré la volonté de faire des efforts, et les résultats positifs existent aujourd’hui.

Et puis ce qui est important en tant que personne sourde, c’est la vision des enfants sourds. Ils sont moins attentifs quand un entendant leur raconte des histoires, car pour eux celui-ci accède à la lecture facilement. Mais quand ils se rendent compte qu’une personne sourde sait lire, et aime ça, ils ont un autre regard. De plus, moi, j’ai une attitude naturelle, je ne joue pas les érudits. Je veux tranquilliser les enfants vis-à-vis de cet apprentissage, et les motiver pour la lecture. Ce qui est important également c’est que les enfants aiment me faire plaisir, de fait je peux remarquer un échange entre eux et moi.

Le Journal de la Vendée et la fierté

Comment créer une bibliothèque, choisir des livres, les commander ? Pour toutes ces questions j’avais besoin d’une formation. L’AFL (Association Française de la Lecture) m’a conseillé d’aller une semaine en Vendée dans une autre BCD pour voir comment cela fonctionnait, ce que j’ai fait. J’ai été surprise de la réalisation d’une interview pour un journal sur mon parcours. Cela m’a donné à réfléchir. C’est vrai que depuis sept ans j’étais la seule animatrice lecture, sourde, dans les BCD en France. Cet article m’a procuré une émotion intense et cela m’a remplie de fierté sur le combat que je menais, sur ce que je représentais... J’ai montré l’article avec ma photo aux enfants en leur disant que c’était possible pour eux aussi de réussir.

Lisez vous avec l’enfant, c’est le plaisir et la complicité

Si vous avez des enfants un jour, je vous en prie, nourrissez-les des histoires. Le fait de raconter procure beaucoup de plaisir et permet de créer une union, une complicité avec l’enfant. Du coup, le regard de l’enfant est positif, il nous donne de la valeur à nous-même mais lui donne aussi de la valeur pour lui-même, pour grandir. Cette éducation par la lecture, en permettant de multiples ouvertures, peut être réalisée grâce à l’éducation et donc aux parents ! Il faut y penser. ..

Il existe des mères qui ont peur, elles sont bloquées quand elles racontent une histoire, à cause d’un mot. Pourtant cela n’est pas important : il faut inventer des histoires. Ce qui est nécessaire c’est de montrer le plaisir que l’on prend à raconter. L’enfant est captivé alors par la façon dont les parents racontent, les efforts fournis, les expressions, l’invention... Cela crée une union qui est importante entre enfant et parents.

De nombreuses femmes adultes se sentent entravées par la lecture, il faut essayer de débloquer cela. Un livre en fait, c’est un peu comme un animal sauvage : on se dit que c’est impossible de l’approcher, on a peur, mais petit à petit on réussit à l’apprivoiser... Avec un livre c’est pareil : il faut faire des efforts et avoir une pensée positive, se dire que l’on est capable. Un livre possède plein de détails, m’informe et me donne une ouverture d’esprit. il ne faut pas avoir peur des livres. Je sais que le livre me respecte car je vais à mon rythme, je prend le temps... J’essaie de rentrer dedans, cela fait travailler mon imagination... Au début c’est difficile mais mon imagination peut être « connectée » à l’histoire du livre et du coup, cela fonctionne ! Je vous encourage à lire un peu, un minimum au moins.... Parce que, pour moi, un livre c’est un joli cadeau pour la vie !