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  Ouragan, cyclone, typhon, tornade … comment s’y retrouver ?  
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par Sandy MERCURIO
Cette semaine, la vie de millions d’américains a été paralysée par l’arrivée de l’ouragan Sandy. Ce pays est réputé pour ses ouragans, ses cyclones … sans oublier les typhons. Tentons de comprendre ces termes.

Depuis l’ouragan Sandy qui a frappé le nord-est des Etats-Unis, les journaux utilisent tout le vocabulaire de la tempête : ouragan, cyclone, etc. Tous ces termes définissent des réalités différentes, nous allons le comprendre.

La tornade est un violent courant d’air qui monte en tourbillonnant à grande vitesse. Sa formation nécessite des conditions particulières : il faut un vent chaud et humide qui circule près de la surface du sol et un courant d’air froid en altitude. Ces deux vents se rencontrent dans un nuage fortement orageux (cumulonimbus). L’air chaud, aspiré par l’air froid, s’engouffre de plus en plus rapidement au centre d’un tourbillon. Ce mouvement d’aspiration prend alors la forme d’un cône que l’on appelle tornade.

Les vents dans une tornade circulent entre 380 à 760 km/h. Ils tournent en général dans le sens antihoraire (sens inverse des aiguilles d’une montre) dans l’hémisphère Nord et horaire (dans le sens des aiguilles d’une montre) dans l’hémisphère sud. Cependant, elle se déplace à très basse vitesse, de 50 à 60 km/h en moyenne.

Un cyclone se forme au-dessus des mers chaudes et nécessite la conjonction de plusieurs conditions : une eau tiède d’une température supérieure ou égale à 26,6 degrés, une quantité suffisante d’humidité dans l’atmosphère, et une perturbation tropicale produisant des vents tourbillonnants.

Au contact de l’océan, l’air devient très chaud et s’élève au-dessus de la mer, ce qui entraîne une chute de la pression atmosphérique en formant une spirale d’air plus frais vers le centre de la dépression. Cet air instable, chargé de vapeur d’eau, provoque la formation de nuages, et produit une activité orageuse dont l’ampleur croît proportionnellement à la chaleur et l’humidité. Le cyclone commence à se dissiper quand il touche la terre ou lorsqu’il parcourt des eaux plus froides, car il se retrouve alors privé de sa source de chaleur.

Il est courant d’adjoindre au mot cyclone un adjectif, selon l’endroit où il se produit (régions tropicales, subtropicales, polaire...).

Sous le terme générique de cyclone, on parle de « typhons » dans l’est de l’océan Indien et d’« ouragans » en Atlantique Nord et dans le Pacifique nord.

Les ouragans sont dangereux par la violence de leurs vents, par leurs pluies torrentielles, par les inondations et les fortes marées qu’ils provoquent.

Les scientifiques donnent des prénoms aux ouragans afin de faciliter la communication entre eux et avec le public concernant les prévisions, la surveillance et les avertissements mais également pour faciliter le classement des tempêtes dans leurs archives. Avant 1950, le nom des ouragans était composé de l’année où la tempête survenait, suivie d’une lettre de l’alphabet (p. ex. : 1942A, 1942B, etc.). Par la suite, on leur donna des noms de personnes. L’expérience montre que dans les communications écrites et parlées, l’utilisation de prénoms de sexe différent alterné chaque année, est plus efficace et cause moins d’erreurs que tout autre type d’identification utilisé jusqu’à maintenant.

Chaque saison, on prépare une liste de prénoms potentiels pour les ouragans à venir. La liste contient un prénom pour chaque lettre de l’alphabet (à l’exception des lettres Q, U, X, Y, Z, initiales de peu de prénoms). Ces listes sont révisées tous les 6 ans et les noms utilisés sont remplacés. Quand un ouragan est particulièrement destructeur, son prénom est retiré des listes génériques et ne sera plus utilisé. Il deviendra donc unique, en raison de la marque qu’il aura laissé dans l’histoire des ouragans, généralement pour les importants décès et dommages causés.

Le film de Roland Emmerich, « Le jour d’après » n’aurait-il pas tort ?

2 novembre 2012
 
 
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