Par LV
SOMMAIRE
1. Une triste histoire (2’46)
2. Des chiffres effrayants (1’58)
3. Le journal d’Anne FRANK (3’48)
4. La liste de Schindler (1’58)
En Septembre 1939, c’est le début de la guerre avec l’Allemagne. Les combats ne débutent vraiment qu’en mai 1940. L’armée française est défaite rapidement. La moitié du territoire français est contrôlée par les forces allemandes d’Adolf HITLER. A l’arrivée des nazis, des millions de Français fuient vers le sud. Le 16 juin 1940, le maréchal Pétain est nommé chef du gouvernement français. Il signe l’armistice avec l’Allemagne le 22 juin 1940, à Rethondes (Oise). Le Nord et l’ouest de la France sont occupés et dirigés par les nazis. Le gouvernement français s’installe à Vichy (allier), en « zone libre ».
Le 16 juillet 1940, les Allemands décident d’expulser les juifs d’Alsace, qui leur appartient avec la Lorraine, vers la Zone libre. Le 27 septembre, ils ordonnent de procéder au recensement des juifs en zone occupée. Le 03 octobre 1940, le gouvernement de Vichy exclut les juifs de tous les postes dans l’administration et dans les professions artistiques. A partir du 04 octobre 1940, les étrangers de race juive peuvent être emprisonnés. A partir du 19 octobre 1940, les commerces juifs doivent afficher, dans leurs vitrines, des pancartes jaunes avec l’inscription en caractères noirs : « Jüdisches Geschäft » (entreprise juive). Le 26 Avril 1941, les juifs sont exclus de toute activité commerciale.
Le 28 Mai 1942, le port de l’étoile jaune devient obligatoire pour les juifs en zone occupée. En tissu jaune, à contours noirs, elle porte, en caractères noirs, l’inscription « juif ». Elle doit être portée bien visiblement sur le côté gauche de la poitrine, solidement cousue sur le vêtement. Il est interdit aux juifs, dès l’âge de 6 ans, de paraitre en public sans la porter.
2. Des chiffres effrayants (1’58)
Entre 1940 et 1944, 162.000 personnes ont été déportées de France :
76.000 juifs, hommes, femmes et enfants, déportés dans le cadre du génocide et voués à l’anéantissement parce qu’ils étaient nés juifs. Ils ont principalement été déportés par 77 convois vers les centres de mise à mort (extermination) situés en Pologne. 97% d’entre eux ne sont pas revenus.
87.000 hommes et femmes, victimes des mesures de répression et voués au travail forcé. Ils ont principalement été déportés par 362 convois vers les camps de concentration en Allemagne. 40 à 45% d’entre eux n’ont pas survécu aux privations et aux conditions inhumaines subies dans les camps nazis et les commandos de travail.
Entre Novembre 1945 et Octobre 1946, s’est tenu à Nuremberg le premier procès des crimes nazis. C’est à cette occasion qu’à été définie pour la première fois la notion de crime contre l’humanité : « [ …] l’assassinat, extermination, réduction en esclavage, déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile […], ou bien les persécutions pour des motifs raciaux ou religieux […] » Tribunal pénal international de Nuremberg
Quelques souvenirs célèbres
3. Le Journal d’Anne FRANK (3’48)
Annelies Marie FRANK, plus connue sous le nom de Anne FRANK (12 Juin 1929 – Mars 1945), est une adolescente allemande juive née à Francfort-sur-le-Main en Allemagne qui a écrit un journal intime, alors qu’elle se cachait avec sa famille et quatre amis à Amsterdam, pendant l’occupation allemande de la Seconde Guerre mondiale.
Suite à l’arrivée au pouvoir d’Adolf HITLER en janvier 1933, la famille quitta Francfort pour Amsterdam fin 1933, afin d’échapper aux persécutions nazies, mais fut arrêtée après l’invasion des Pays-Bas. Alors que les persécutions à l’encontre des Juifs s’intensifiaient, sa famille se cacha en juillet 1942 dans un appartement secret aménagé dans L’Annexe de l’entreprise « OPEKTA » d’Otto FRANK, son père. Anne avait alors treize ans environ. Après deux ans passés dans ce refuge, le groupe fut trahi et déporté vers les camps d’extermination nazis. Sept mois après son arrestation, Anne mourut du typhus dans le camp de Bergen-Belsen quelques jours après le décès de sa sœur Margot. Son père Otto, l’unique survivant du groupe, revint à Amsterdam à la fin de la guerre et apprit que le journal d’Anne avait été sauvegardé. Convaincu du caractère unique de l’œuvre de sa fille, Otto tenta de le faire éditer. Dans le journal, qui lui fut offert pour son treizième anniversaire, Anne relate sa vision des évènements, depuis le 12 juin 1942 jusqu’au 1er août 1944. Il a depuis été traduit du néerlandais en de nombreuses langues et est devenu l’un des livres les plus lus dans le monde. Plusieurs films, téléfilms, pièces de théâtre et opéras sont basés sur cette œuvre. Décrit comme le travail d’un esprit mature et perspicace, il donne un point de vue intime et particulier sur la vie quotidienne pendant l’occupation par les nazis ; par ses écrits, Anne FRANK devint l’une des victimes de la « SHOAH » (En hébreu : « catastrophe ») qui désigne l’extermination par l’Allemagne nazie des trois quarts des Juifs de l’Europe occupée.
Vous pouvez visiter l’appartement d’Anne FRANK à Amsterdam. Pour plus d’information, voir :
4. La liste de Schindler (1’58)
« La liste de Schindler » est un film américain réalisé par Steven SPIELBERG, sorti le 30 Novembre 1993 et inspiré du roman éponyme de Thomas KENEALLY. Ce film est sorti en France le 02 Mars 1994.
Ce film relate l’histoire vraie d’un industriel allemand, Oskar SCHINDLER, qui a réussi à sauver près de 1100 Juifs promis à la mort dans le camp de concentration de Płaszów.
Autour du film :
Le film a été tourné entre mars et mai 1993 à Cracovie (Pologne). Steven SPIELBERG n’a pas eu la permission de tourner dans le camp d’Auschwitz. Les scènes du camp de la mort ont été tournées à l’extérieur des portes, sur un plateau construit à l’identique.
Steven SPIELBERG ne demanda aucun salaire en faisant ce film. Pour lui, ce salaire aurait été l’« argent du sang ».
Ce film fut un grand succès mondial, rapportant 321 millions de dollars US pour un budget de 22 millions.
La tombe d’Oskar Schindler est située dans le cimetière chrétien sur le Mont Sion à Jérusalem (ISRAEL).