Sommaire
1. Au commencement de l’apprentissage, déjà chez les Gaulois (2’10’’)
2. École obligatoire : l’ère Charlemagne ou l’ère Jules FERRY ? (1’31’’)
3. Enquête sur l’ère Charlemagne (2’30’’)
4. Enquête sur l’ère Jules FERRY (4’03’’)
5. L’école obligatoire mais... (53’’)
1. Au commencement de l’apprentissage, déjà chez les Gaulois (2’10’’)
Au temps des Gaulois, c’étaient les druides qui enseignaient aux autres les histoires sacrées, la façon de soigner et de cultiver les plantes. L’enseignement se faisait uniquement par la parole, les élèves apprenaient par cœur de longues histoires, des chants et des poésies.
Chez les romains, les écoliers allaient à l’école, accompagnés par un esclave. La salle de classe était une sorte de boutique en plein air qui donnait sur la place publique. La classe avait lieu le matin : on y étudiait le grec et le latin. Bien parler avait beaucoup d’importance. Les élèves apprenaient à faire de beaux discours. La discipline était sévère : le maître tapait facilement sur les doigts avec sa férule (baguette en bois). L’après-midi on allait se détendre aux thermes : piscine, bains...
Au moyen âge, l’enseignement est fait uniquement par des religieux : prêtres, abbés, moines. Les élèves vont à l’école comme ils vont à l’église, les mots qu’ils apprennent sont ceux de la messe. On commence à lire sans connaître l’alphabet, sur des textes sacrés.
2. École obligatoire : l’ère Charlemagne ou l’ère Jules Ferry ? (1’31’’)
Charlemagne était très curieux de tout savoir : il crée l’école du Palais dans laquelle il invite de grands professeurs. A l’enseignement des textes sacrés, il ajoute le calcul et l’astronomie. Les écoles de paroisse sont très pauvres. Les élèves écrivent par terre avec un morceau de charbon. Les livres n’existent pas. A cette époque, beaucoup de gens ne savent ni lire ni écrire. Quand on en a besoin, on va voir un écrivain public dont c’est le métier de lire et d’écrire pour les autres.
Mais celui qui a vraiment inventé l’école, c’est Jules Ferry : en 1881, il va rendre l’école obligatoire, laïque (cela signifie que l’on n’y enseigne pas la religion) et gratuite pour les filles et les garçons.
Aujourd’hui, l’école en France est obligatoire de 6 ans à 16 ans.
3. Enquête sur l’ère Charlemagne (2’30’’)
Charlemagne est roi des Francs (768-814), devient par conquête roi des Lombards (774-814), et est couronné empereur par le pape Léon III le 25 décembre 800, relevant une dignité prestigieuse disparue depuis l’an 476 en Occident.
Il est traditionnellement considéré en France comme ayant « inventé l’école ». Il est vrai que, conseillé sur ce point par Alcuin, il crée l’école du palais à Aix-la-Chapelle : les enseignements sont structurés autour des sept arts libéraux (quadrivium et trivium) qui avaient été définis au VIe siècle.
Le Trivium et le Quadrivium. Le Trivium, qui signifie les trois chemins en latin, concerne le pouvoir de la langue et se réfère à l’étude de la grammaire, la dialectique et la rhétorique. Le Quadrivium, les quatre chemins du second degré, se rapporte au pouvoir des nombres et se réfère à l’arithmétique, la musique, la géométrie et l’astronomie.
4. Enquête sur Jules Ferry (4’03’’)
Jules Ferry, né le 5 avril 1832 à Saint-Dié (Vosges, Lorraine) et mort le 17 mars 1893 à Paris, est un homme politique français. Il a rendu l’instruction obligatoire et l’enseignement laïc, ce que certains résument en « école gratuite, laïque et obligatoire ».
Nommé ministre de l’Instruction publique du 4 février 1879 au 23 septembre 1880 dans le cabinet Waddington, il attache son nom aux lois scolaires. Ses premières mesures sont :
Collation des grades universitaires retirée à l’enseignement privé (12 mars 1880)
Dispersion des congrégations religieuses non autorisées (29 mars 1880)
Président du Conseil du 23 septembre 1880 au 10 novembre 1881, il poursuit la mise en place des lois sur l’enseignement :
extension aux jeunes filles du bénéfice de l’enseignement secondaire d’État (21 décembre 1880)
gratuité de l’enseignement primaire (16 juin 1881)
Création d’une École Normale féminine à Sèvres et d’une agrégation féminine, le 9 août 1881.
De nouveau ministre de l’Instruction du 31 janvier au 29 juillet 1882 (Ministère Freycinet), il continue son œuvre scolaire :
Loi relative à l’obligation et à la laïcité de l’enseignement (28 mars 1882). Cette loi est une suite logique de celle portant sur l’obligation scolaire. C’est une obligation d’instruction et non de scolarisation, l’article 4 indiquant que l’instruction peut être donnée dans les établissements d’instruction, les écoles publiques ou libres ou dans les familles.
Selon l’I.N.S.E.E (L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economies), la France comptait en 2006, 636.285 enseignants dans le premier degré pour 6.626.500 élèves (soit 10.41 élèves pour un enseignant) et 520.736 enseignants dans le second degré pour 5.485.400 élèves (soit 10.53 élèves pour un enseignant)
5. L’école obligatoire mais... (53’’)
Certains enfants n’ont pas la possibilité de suivre leur scolarité dans la même école, mais il y a quelques solutions, par exemple :
Lorsque les parents sont amenés à devoir déménager dans le monde, les enfants peuvent poursuivre leur scolarité dans les établissements scolaires français à l’étranger.
Les gitans, qui sont itinérants, ont la possibilité de recevoir un professeur à domicile.
Lorsque les transports sont compliqués, pour les enfants qui habitent par exemple de petits villages, le professeur peut venir leur faire cours chez eux.
Enfin, il existe des associations qui organisent des cours à domicile, aidant ainsi certains enfants à poursuivre leur scolarité, avec un ou plusieurs professeurs.
Sources
[Histoire de l’éducation en France->http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l%27%C3%A9ducation_en_France]