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Le changement climatique menace la paix à cause de l’augmentation du niveau des mers, la raréfaction des ressources vitales nécessaires à l’humanité.
Les scientifiques prédisent depuis quelques années le déclenchement des conflits dans un futur proche. Ils prévoient d’ici la fin du siècle l’augmentation des températures de 2 à 4 °C, le niveau des mers montera de 20 à 60 cm. Les inondations, tempêtes et sécheresses devraient s’accentuer.
Lors une réunion du conseil de sécurité, fin juillet 2011, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a estimé le changement climatique comme une menace pour la paix et la sécurité mondiale. Il considère nécessaire d’élargir les actions aux conflits environnementaux en créant des forces de casques verts chargés d’intervenir là où les changements climatiques pourraient entraîner des tensions sociales, des crises humanitaires ou écologiques dans un futur proche.
L’idée de faire intervenir les casques verts pourrait être un signal fort dans la lutte contre le changement climatique. Cette idée est soutenue par les petits États insulaires de l’Océanie, comme Tuvalu, Nauru, Tonga et Samoa, premières victimes potentielles des dérèglements du climat mais elle est loin de faire l’unanimité au sein de la communauté internationale. La Chine et Russie, deux membre permanents au Conseil de Sécurité ont déclaré que les problèmes climatiques ne sont pas du ressort de l’ONU mais des expert des scientifiques. L’Allemagne juge cette action prématurée et le rôle des casques verts sera-t-il vraiment différent des tâches que les actuels casques bleus remplissent aujourd’hui ?
Le premier ministre du micro-État de Nauru, situé dans le Pacifique, Marcus Stephen, qui depuis des mois a décidé de porter sur la scène internationale la cause des petits États insulaires a rappelé l’urgence pour l’ONU d’assumer les conséquences du dérèglement climatique, qualifié de « menace aussi importante que la prolifération nucléaire ou le terrorisme international ». À l’avenir, il y aura des millions de réfugiés climatiques et, d’ici la fin du siècle, des îles auront été rayées de la carte, complètement submergées. C’est bien une menace pour la paix dans les États insulaires.
La question des casques verts n’a au final pas été tranchée après des heures de débats. Cette proposition sera discutée à une date ultérieure.
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