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  Astronomie : Les mystérieuses aurores polaires...  
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par Julia PELHATE
Les aurores polaires sont restées un phénomène mystérieux jusqu’au XVIIème siècle où on commença seulement à les étudier scientifiquement… Mais encore aujourd’hui, elles gardent un aspect mystique. Nous allons vous expliquer d’où elles viennent et surtout où et comment les observer au mieux.

Sommaire :

- 1- Les mystérieuses aurores polaires…
- 2- Les signes : Aurores polaires, boréales ou australes ; Atome ; Champ magnétique terrestre
- 3- Agenda avec des manifestations traduites en LSF
- 4- Petite devinette pour finir

1. Les aurores polaires

(durée : 9’00’’)

Le phénomène

Nos ancêtres décrivaient l’aurore polaire ainsi : « On a vu pendant la nuit, (…) une lumière se répandre dans le ciel, de sorte qu’une espèce de jour remplaçait les ténèbres. » Pline l’Ancien, Ier siècle.

Il s’agit en effet d’une sorte de voile lumineux, blanc ou coloré, qui envahit une partie du ciel nocturne. Elle est appelée aurore boréale dans l’hémisphère nord et aurore australe dans l’hémisphère sud.

Ce phénomène s’explique ainsi : le Soleil émet des particules lors de son activité, c’est ce qu’on appellle le vent solaire. Une fois libérées dans le Système Solaire, elles sont alors attirées par le champ magnétique de la Terre, comme avec une sorte de gros aimant. C’est lorsqu’elles entrent en contact avec la haute atmosphère terrestre (à plusieurs centaines de kilomètres d’altitude), qu’elles donnent lieu aux phénomènes d’aurores polaires. En effet, ces particules perturbent les atomes de la haute atmoshère et émettent alors de l’énergie qui s’exprime sous forme de lumière que l’on peut observer depuis la Terre. La forme du champ magnétique autour de la Terre est particulière puisqu’il se rassemble aux pôles. Ces particules sont donc attirées vers ces points précis de la Terre et c’est pour cette raison que nous avons plus de chance de voir des aurores polaires au pôle nord ou au pôle sud.

Les couleurs, un peu de chimie…

Les aurores boréales sont à majorité blanches ou vertes, mais peuvent aussi être rouges ou encore bleues et violettes. Les couleurs dépendent tout d’abord de l’atome de l’atmosphère perturbé par les particules solaires. Notre atmoshère est composée à 78% d’azote et 21% d’oxygène. Un autre paramètre est l’altitude de l’aurore polaire. Ainsi, en allant de la plus basse à la plus haute altitude, l’oxygène produira des aurores blanches/vertes ou rouges foncés et l’azote des aurores rouges pâles ou bleues/violettes.

L’observation et la photographie

Il est très rare d’observer des aurores polaires à une latitude inférieure à 50° de latitude Nord ou Sud. Pour vous donner une idée, Paris est à 48° de latitude Nord. Donc pour augmenter vos chances, rendez-vous par exemple en Scandinavie, en Alaska, dans la Nord de la Russie ou encore en Australie ou en Argentine… Dans tous les cas, on ne peut pas prévoir une observation. Tout est une question de probabilité selon l’intensité de l’activité du Soleil. Pour vous donner une idée générale, les mois de septembre et mars sont les plus propices à l’observation et les mois de janvier et juillet les moins propices. Cela s’explique par la position de l’activité solaire sur le Soelil et de la Terre par rapport au Soleil durant l’année. Pour plus de précisions, voilà le site Internet de l’Université d’Alaska qui propose une prévision des aurores. Il est en anglais mais il vous suffit de regarder la zone couverte par la carte et le chiffre affiché en dessous. Plus il est important et plus vous avez de chance d’oberver ces phénomènes…

- http://www.gi.alaska.edu/AuroraForecast/4

Une fois le lieu choisi, la première condition pour bien observer une aurore polaire est bien sûr qu’il fasse nuit. Idéalement, il faut éviter la pollution lumineuse de la ville ou de la Pleine Lune, ainsi que les nuages. Mais même avec un peu de lumière et un voile nuageux, il est possible d’observer une aurore polaire. Celle-ci sera forcément moins intense mais restera visible. Aucun télescope ou jumelle n’est utile. Il faut juste vos yeux pour voir cette lueur apparaître et disparaître dans le ciel, voire bouger dans un mouvement lent et gracieux. Une même lueur reste visible dans le ciel entre une seconde et une minute, mais le phénomène peut être observer à un même endroit durant plusieurs minutes ou plusieurs heures. Il pourra être de très peu à très lumineux selon les aurores. Comme pour toute observation astronomique, prévoyez tout ce qu’il vous faut pour pouvoir rester aussi longtemps que vous le voudrez : de quoi manger et boire, de quoi avoir chaud et idéalement, une lampe rouge pour ne pas éblouir vos yeux et une chaise longue ou une couverture pour vous allonger et ne pas avoir mal au cou…

Comme pour le ciel profond, nos yeux ne sont pas assez sensibles pour voir toute l’intensité d’une aurore polaire. Ainsi, l’utilisation d’un appareil photo peut faire apparaitre toute la beauté et l’intensité du phénomène. Pour cela, vous avez juste besoin d’un appareil où vous pouvez régler le temps de pose et d’un pied pour le stabiliser. Les poses iront de quelques secondes à quelques dizaines de seconde selon l’intensité de l’aurore et l’effet que vous voudrez produire (trainées d’étoiles…).

Les conséquences

Les aurores boréales n’ont pas de conséquences particulières même si de nombreuses superstitions y sont associées comme chez les Esquimaux. En effet, la couleur rouge évoquant le sang, de nombreuses significations leur ont été données. De manière plus scientifique, les plus belles aurores polaires ont lieu lors de grandes éruptions solaires. Et dans ce cas, de nombreuses particules chargées perturbent l’atmosphère et peuvent aussi perturber le système de télécommunication terrestre.

2. Les signes : Aurores polaires, boréales ou australes ; Atome ; Champ magnétique terrestre

(durée : 00’48’’)

Aurores polaires, boréales ou australes : ce signe est composé de plusieurs signes associés : celui de la Terre tout d’abord, fait avec les deux mains. Puis la mai n gauche (passive) reste en position haute, paume vers le bas, et la main droite part de la droite pour aller vers la gauche pour désigner le flux de particules arrivant du Soleil (les doigts pianotent légèrement en même temps). Enfin, la main droite s’arrêtent au-dessus de la main gauche (aurores boréales) et les doigts pianotent pour montrer la lumière qui « scintille » à cet endroit. Pour les aurores australes (pôle sud), la main droite pianote sous la main gauche. Atome : le signe désigne les électrons de l’atome qui tournent autour de son noyau. Ainsi, la main gauche est poing fermé et la main droite, poing fermé également, tourne autour de l’autre main. Champ magnétique terrestre : ce signe est lui aussi composé de plusieurs signes : on commence par désigner la Terre avec les deux mains. Puis, les deux mains se rejoignent poing fermés collés l’un à l’autre au niveau du pôle nord de la Terre montrée précédemment. Les deux poings s’ouvrent et les deux mains viennent entourer la Terre dans un mouvement qui les ramènent vers le pôle sud de la Terre montrée au début, pour que les poings viennent se rejoindre, fermés à nouveau, à cet endroit. On désigne alors le champ magnétique protecteur de la Terre, comme un bouclier qui l’entoure.

3. Agenda avec des manifestations traduites LSF

(durée : 00’21’’)

Samedi 25 février 2012 toute la journée Visite et séance de planétarium à la Cité de l’Espace de Toulouse

4. Petite devinette pour finir

(durée : 2’10’’)

Dans quelle ville la plus au sud de l’hémisphère Nord a-t-on pu observer une aurore polaire ?

Réponse devinette mois de septembre

- Quelle est la taille de la plus grosse météorite tombée sur Terre ?

- > Le plus gros fragment de météorite tombé sur Terre a été retrouvé en Namibie en 1920. Il fait 3 mètres sur 2,5 et pèse 60 tonnes. Mais on retrouve aussi sur Terre des traces de météorites grâce aux cratères qu’elles laissent. Dans ce cas, le diamètre de la météorite est environ 20 fois moins que celui du cratère. On peut difficilement connaître tous les cratères terrestres car avec le temps, l’érosion les fait disparaître et certains sont sous la mer. On en connait tout de même aujourd’hui 150 et on en découvre encore chaque année. On peut citer par exemple, le cratère du Chixculub au Mexique qui a 65 millions d’années et qui correspondrait à une météorite de 10 km de diamètre… Il serait une des causes de la disparition des dinosaures.

Au mois prochain pour de nouvelles découvertes, n’hésitez pas à nous envoyer vos questions ou vos envies d’articles…..

Les bénévoles du secteur Astronomie (Aude, Frédéric, Keyan & Gabriel) Association Planète Sciences : www.planete-sciences.org

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Crédits photos :
- NASA
- Copyright : Jodie Keefe – Image of the day, NASA
- Sebastian Bock

Crédit film : NASA
- site internet : http://www.nasa.gov/multimedia/vide...

13 janvier 2012
 
 
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