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  La maltraitance infantile perdure en France  
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par Camille PETER
La protection des enfants concerne tous les pays riches comme pauvres. En France, la maltraitance et l’esclavage moderne sont un fléau contre lesquels on doit lutter.

Sommaire

 1. La maltraitance infantile subsiste (durée:03’37)
 2. L’esclavage perdure (durée:03’17)

1.La maltraitance infantile subsiste (durée:03’37)

La maltraitance chez l’enfant n’est pas un phénomène récent. C’est plutôt la prise de conscience de ce problème par la médiatisation de certaines affaires comme par exemple l’affaire Dutroux et l’élaboration de lois telle la convention des droits de l’enfant qui ont changé notre regard sur cette forme de violence à l’encontre de l’enfant.

Des heures de débats au Sommet de Stockholm, en Aout 1996, se sont avérées nécessaires pour distinguer trois formes de violence :
  Violence physique
  Violence sexuelle
  Violence psychologique

La violence physique est plus repérable, plus facile à identifier. Elle se reconnait par des marques visibles sur l’enfant : hématomes, brûlures, fractures infligés par des adultes pour dominer ou maitriser. Mais l’enfant va tenter de dissimuler les marques de coup car il ne souhaite pas montrer que ses parents le maltraitent.

La violence sexuelle a des formes diverses : de la « haute criminalité », comme l’affaire Dutroux, à des agressions plus légères mais tout autant traumatisantes pour l’enfant. L’adulte profite de sa position de toute-puissance pour imposer à l’enfant sa domination sexuelle, il exerce alors un abus d’autorité.

La violence psychologique est très difficile à cerner et à prouver, elle s’exerce par des agressions verbales, des dévalorisations systématiques, des humiliations. L’auteur de la violence, infligé à l’enfant, est principalement une personne de son entourage : membre de la famille, éducateur, instituteur…

Pour lutter contre les mauvais traitements, il faut l’engagement de la société. Un système de protection judiciaire de l’enfant en danger a été mis en place en 1989. Les efforts des acteurs sociaux et judiciaires doivent se poursuivre afin d’améliorer les conditions de vie de l’enfant, promouvoir les préventions des risques de maltraitance à l’enfant dans les lieux publics : l’école, les institutions… il existe également un centre d’appel d’écoute pour les enfants en danger, le 119.

2. L’esclavage perdure

(durée:03’17)

L’esclavage est aboli depuis 1848, mais la réalité est différente, des faits divers prouvent l’existence d’un esclavage dit moderne.

Chaque jour, des milliers de jeunes domestiques asiatiques et africains subissent l’esclavagisme en France. Ils sont privés de leur papiers d’identité, travaillent parfois jusqu’à 20 heures par jour sans repos ni salaire. Ces enfant sont parfois battus ou abusés sexuellement.

Les enfants deviennent esclaves souvent par méprise. Par exemple : un jour, un proche ou un ami propose à des parents pauvres de prendre leur enfant pour le scolariser en France. Afin de simplifier le départ de leur pays d’origine, ces enfants sont souvent ajoutés sur le passeport de leur maitre comme un de leur enfant. Ces enfants n’ont aucune existence légale à leur arrivée en France.

En France, ces enfants se trouvent totalement seuls et les liens avec leur famille sont coupés. Sous l’emprise absolue de son maitre, l’esclave doit s’occuper des repas, du ménage, des soins aux enfants… Ils dorment peu, mangent peu, s’épuisent dans un travail incessant.

Ils subissent souvent des coups et souffrent de la faim. Les violences physiques peuvent aller jusqu’à des actes de torture et de barbarie. En grandissant, certains sont victimes d’agressions sexuelles.

Quelques unes parviennent à s’enfuir, d’autres sont aidées par des voisins qui remarquent leur état physique déplorable ou leur détresse en alertant la police ou les services sociaux. Alors, les victimes pourront commencer un long et lent travail de reconstruction qui passe la plupart du temps par un procès.

A travers un livre "Ma vie a un prix", Tina Okara témoigne de son passé d’esclave maltraitée par ses maitres Godwin Okpara, un footballeur du PSG, et sa femme. Ils sont actuellement en prison.

Les exemples ne manquent pas ! Des milliers de jeunes étrangers subissent le travail forcé dans les ateliers clandestin de confection et de maroquinerie ou sur des chantiers. Ils sont tributaires d’une dette exorbitante contractée pour le prix de leur passage en France.

Source
 [droit de l’enfant-> http://www.droitsenfant.com/lepoint.htm]

Liens
 esclavage moderne

 l’appel d’ecoute

23 décembre 2011
 
 
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