La FFH ,via le site internet de CFFS, a le regret de déclarer aux sportifs sourds l’échec entre la Fédération Française Handisport et le Comité International de Sport pour les Sourds (ICSD). Par la suite, le Président de l’ICSD, Mr CROWLEY, juge que l’unique proposition de poste de vice président n’est ni en accord ni conforme à la constitution et prend la décision de suspendre la France en envoyant une lettre à Mr MASSON, Président de la FFH, qui lui fait part de sa grande déception.
Relation instable entre la FFH et l’ICSD.
Sous la demande du ministère de la Jeunesse et des Sports, La FSSF a été contrainte de se dissoudre le 26 avril 2008. Les sportifs sourds, leurs encadrants et leurs dirigeants ont rejoint la Fédération Française Handisport, conformément au vote de l’Assemblée Générale Extraordinaire.
Le 3 février 2010 : L’ICSD décide de suspendre la France puisqu’elle n’a pas respecté la constitution de l’ICSD (Création de comité des sourds avec le président sourd, vote par les clubs sourds).
Le 5 mars 2010 : la réunion entre FFH et ICSD échoue.
Mai 2010 : Création Comité des Sourds Sportifs en Colère (CSSC) avec ses 850 signatures demande à la FFH de respecter la constitution de l’ICSD.
Le 20 juillet : la CFFS annonce que la FFH a reçu une réponse favorable de la part de l’ICSD suite à la proposition du comité Directeur de la FFH concernant le dossier prioritaire sur la création d’un nouveau poste de vice-président réservé exclusivement à un élu sourd. Dès lors le président de l’ICSD souhaite que les associations affirment directement leur soutien à la FFH afin d’espérer pouvoir lever la sanction.
Le 15 septembre 2010 : Avec plus de 200 messages de soutien venant d’associations, Mr MASSON et Mr LABES se rendent à Londres pour rencontrer Craig Crowley
Le 18 novembre 2010 : Masson s’inquiète de ne pas avoir de retour du Président de l’ICSD.
Le 31 décembre 2010 : Echec ! La décision de l’ICSD reste inchangée puisque la proposition de FFH concernant l’élection d’un vice président sourd n’est pas conforme à la constitution de l’ICSD. Masson lui fait part de sa déception.
La France des sourds sportifs est dans une situation très préoccupante, en effet ces derniers peuvent être exclue des prochaines compétitions internationales.
Alain Brice – Directeur Sportif football chez FFH
OC : Vous êtes sous le coup de la déception puisque depuis de nombreux mois, nous avions bon espoir de pouvoir réintégrer l’ICSD et que celle-ci a annoncé vendredi dernier, une suspension définitive. Bien sur, c’est une grande déception mais qu’elle est votre réaction ? Que pensez-vous faire pour la suite ?
AB : Je ne suis pas le mieux placé pour répondre à cette question, c’est au président, Gérard Masson de répondre à cette annonce.
Je suis extrêmement déçu car j’y croyais vraiment et je me rend compte que nous nous sommes trompés. Je suis surtout très inquiet pour tous les sportifs qui seront les victimes de cette décision car cela signifie qu’ils ne pourront plus faire de match ni participer aux championnats d’Europe du mois de juin au Danemark. Mais j’ai appris, même si je ne maitrise pas bien le dossier, qu’il restait une chance car en février, en Slovaquie, à l’occasion des jeux olympique sourd de l’ICSD, la commission prendrait sa décision, mais je dois dire que je n’y crois pas trop.
Mais je dois dire que je suis très inquiet car si nous ne participons pas aux compétitions au Danemark, cela signifie que nous ne pourrons pas non plus participer aux championnats du monde, ni aux jeux olympiques. Cela veut dire 4 ans sans compétition !
Du coup, pour 2014, nous ne ferons plus partis des favoris et nous devrons passer par les éliminatoires. Pour pouvoir être qualifiés, il faudra donc affronter et battre des têtes de série et si nous sommes opposés à des équipes comme l’Allemagne et que nous échouons, cela signifie 8 années sans compétition. Et ça, c’est un vrai souci !
Jean-François Labes – Comité Directeur FFH
OC : En septembre dernier, vous avez été à Londres présenter la nouvelle proposition de statuts, votre nomination au titre de vice président sourd. Qu’en avez-vous pensé ?
JFL : Lorsque Gérard Masson m’a proposé de prendre la vice présidence, je dois dire que j’ai été très surpris. Me retrouver numéro 2 d’une structure comprenant 25 000 membres, ce n’est pas rien ! Cela signifie que si Gérard Masson est malade, c’est à moi de le remplacer en tant que président et ça me rend très fier. Mon avis est plutôt favorable mais ça va être difficile de convaincre l’ICSD.
Et puis je me suis rendu à Londres le 15 septembre, je n’oublierai jamais cet événement. Les échanges se sont très bien passés, même le président Craig Crowley a été très impressionné. Et par rapport à ce qu’ils m’ont dit, je les sentais très favorables.
Du coup, je suis rentré plutôt satisfait. Et puis, voyant qu’après une, puis deux, puis trois semaines je ne recevais aucune réponse de leur part, j’ai commencé à m’inquiéter. Ça a duré comme ça plusieurs mois, Gérard Masson les a relancés plusieurs fois mais pas de nouvelles, je me suis alors douté que ce n’était pas bon signe.
Du coup, lorsque la décision est tombée récemment, je dois dire que cela ne m’a pas surpris, quand c’est positif, ce n’est pas si long. Mais cela n’empêche que je suis très déçu, pas par rapport à moi mais par rapport à tous les sportifs sourds qui se sont entrainés durement pendant un an pour augmenter leur niveau, pour montrer aux entendants leur capacités, et tout cela pour rien ! Beaucoup sont découragés et abandonnent, faute de pouvoir participer aux compétitions. C’est ça qui est très décevant.
OC : Que pensez-vous du refus des nouveaux statuts proposés à l’ICSD ?
JFL : Il m’est difficile de répondre à cette question. Au début, en 1911, Rubens Alcais a créé ces statuts, ce qui était une grande réussite, c’était l’esprit de rencontre et d’échange que cela instaurait, grâce notamment à la langue des signes. Bien sur, les sourds n’ont jamais aimé que les entendants prennent leur place et je le comprends très bien. Mais ce qui était primordial, c’était cet esprit de rencontre avec lequel je suis tout à fait d’accord.
Par contre, en relisant les statuts, il y a une phrase qui dit que les sourds doivent être représentés par un sourd et que si ce n’est pas le cas, l’adhésion serait refusée. Je trouve ça un peu dur ! Les droits de l’Homme disent que « tous les hommes sont égaux », qu’ils soient noirs, blancs, handicapés ou valides. On ne peut pas comme cela évincer les entendants ! A mon avis, il serait plus judicieux de supprimer cette phrase et de la remplacer par une formule plus égalitaire tout en indiquant qu’il est préférable que ce soit un sourd au poste de représentant.
David Cloux – Cyclisme haut niveau international et Comité des Sourds Sportif en colère
OC : Voici David Cloux, cycliste professionnel de haut niveau participant à de nombreuses compétitions et primé de nombreuse fois au niveau international. Depuis le rattachement à la fédération handisport en février dernier et la suspension de cette dernière par l’ICSD, il a été privé de participation à de nombreuses compétitions internationales. Vendredi dernier, cette suspension a été définitivement entérinée. Bien sur, vous devez être très déçu de cette nouvelle mais comment imaginez-vous l’avenir ?
DC : Depuis 15 ans maintenant, je m’entraine dur et je travaille dans le but de participer à des compétitions de niveau national, européen et international ; aux jeux olympiques et aux championnats du monde.
Cela représente des heures d’entrainement et des kilomètres parcourus pour pouvoir participer à une seule journée de compétition parfois. C’est un vrai travail d’équipe avec des échanges, la participation à des stages, etc.
Et c’est cette participation régulière à toutes ces compétitions qui permettent de maintenir mon niveau et de réussir. Je pensais travailler de la sorte jusqu’à la fin de ma carrière qui est pour bientôt. Et puis ce fut la surprise en février dernier avec cette suspension car je ne prévoyais pas de prendre ma retraite immédiatement, je prévoyais de continuer encore quelques mois.
A ce moment là, nous avions encore de l’espoir et j’ai décidé de continuer mes efforts. Pendant un an, j’ai donc continué à m’entrainer comme avant. Mais là, récemment, lorsque j’ai appris la suspension définitive, cela m’a coupé dans mon élan. Je trouve dur d’être obligé d’arrêter le sport à cause de telles décisions. Nous autres sportifs nous retrouvons les victimes de cette suspension, contraints d’arrêter nos activités alors que nous ne l’avons pas choisi. Alors oui, c’est vraiment une grande déception !
OC : Mais, pour bien comprendre, de qui estimez-vous être victime finalement, de handisport ou de l’ICSD ?
DC : Si je compare, dans mon parcours de sportif, j’ai participé à de nombreuses compétitions internationales avec l’ancien système, sous l’égide de la Fédération Sportive des Sourds et cela fonctionnait très bien. C’est ensuite, lorsque nous avons été rattachés à la fédération handisport que sont arrivés les blocages.
Nous avons alors essayé de comprendre l’origine de ces dysfonctionnements qui en fait, viennent des conditions fixées par l’ICSD, et c’est de cela dont nous sommes victimes par la FFH.
OC : Je profite de l’occasion pour vous interroger en tant que membre du comité des sourds sportifs en colère, quelle est la position du comité face à cette situation ?
DC : Nous sommes plusieurs dans le comité à avoir la volonté de sortir de cette situation. Face à ce conflit ouvert, nous ne souhaitons pas prendre partis mais plutôt prendre du recul pour trouver une solution satisfaisante que nous pourrons ensuite proposer au président Gérard Masson.
Nous souhaitons avoir avec lui de vrais échanges, qu’il nous écoute, que nous réfléchissions ensemble mais malheureusement, jusqu’à présent, ça n’a pas été possible. La communication entre nous n’a pas été claire, il est plutôt fuyant devant nos propositions et demandes de rendez-vous.
Du coup, la situation est confuse et c’est le statut quo.
Vincent Castel – Ancien membre du Comité des Sourds Sportif de France pour FFH
OC : Je vous présente Vincent Castel, ancien membre du Comité des Sourds Sportifs de France (CSSF), rattaché à la FFH et aujourd’hui dissout. Face à la suspension de l’ICSD, pensez-vous qu’il aurait fallu maintenir ce comité ?
VC : Au départ, ce comité a été créé suite à la disparition de la FSSF, il était voué à la remplacer. Je ne pensais pas y participé à priori et c’est le président de la FFH, Gérard Masson qui m’a lui même proposé d’en être membre, soutenant que les sourd y avaient leur place. J’avais donc une vraie motivation et un souhait de voir se développer les activités sportives pour les sourds sur toute la France.
C’est un peu plus tard, après Taipei qu’à ma grande surprise, j’ai constaté la dissolution du comité, il y a eu une réunion puis plus rien. Mais quelle en était la raison, nous l’ignorons. Nous avons plusieurs fois posé la question à la FFH mais nous n’avons jamais eu de réponse. J’ai été très déçu car j’ai eu le sentiment que nous avions été utilisé par la FFH.
Du coup, par la suite, lorsque l’ICSD à annoncé cette suspension, je ne peux pas dire que j’aie été choqué, ni étonné, ça m’a paru logique. La situation n’était pas claire.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au moment de la dissolution de la FSSF, a été créé un observatoire pour gérer toutes les difficultés liées à cette transition mais où sont les membres de cet observatoire aujourd’hui, il n’y a plus personne ! Les instances représentant les sourds sont toutes dissoutes les unes après les autres.
Du coup, j’avoue ne pas comprendre la stratégie et les objectifs de la FFH. Et je suis très inquiet sur l’avenir des sourds dans un tel contexte
ce que je comprends pas , c’est que pour moi cela revient au meme de nommer un president sourd pour sourd au sein de la ffh ce qui est déja le cas avec JF LABES qui est vice president... alors pourquoi l’ICDS refuse qu’on nomme un sois disa...nt president sourd pour que cela leur conviennent mieux... recreer un comité pour que cela soit plus conforme pour l’icds pourquoi pas... mais pour moi c’est pareil ce qu’à proposer masson en septembre et refuser par l’icds en decembre
la différence , c’est que le temps que ca va prendre pour mettre en place un comité ou on ne sait meme pas si cela satisfera à l’icds, c’est que ce sera mort pour les competitions internationales comme pour le volley en turqui 2011...
mais de toute facon , pour le principe , je trouvera cela HONTEUX de la part de l’icds de refuser un président entendant ( handicapé en plus) par rapport au droit de l’homme ! c’est écoeurant !!! nous qui souffront de l’intégration et d’injustice dans la société par rapport à notre handicap, on fait tout ce quil ne faut pas faire ! on a beau raler critiquer on fait comme les entendants ! c’est le monde à l’envers !
je me bats pour notre sport ( pas vraiement puisque je ne suis que spectateur de ce qui se passe) mais surtout pour le principe morale !!!
on ne respecte pas uen constitution qui dit : vous devez etre blond grand yeux bleux et sans handicap pour pouvoir vivre !
je suis désolé c’est la meme chose pour moi ! le premier qui me contredit ca, on va passer une nuit entiere à debat...tre ca autour d’une vodka et un pistolet ( lol)
ce que masson à proposer, c’est un vice président sourd mais ce qui est déja le cas ! car il est directeur du comité FFH ce qui ne plait tjrs pas à l’ICDS !!! Il faut que MR LABES soit DONC president NUMBER ONE au sein de la FFH pour que cela soit conforme !
Nom mais excusez moi MR ICDS, chaques pays a son fonctionement sa structure et son histoire pour arriver là ! on va pas tout remettre en question !!!!
c’est quoi le plus important ? c’est le president ou les sportifs sourds ???
tu vois pas qu on s’entretue pour des histoires administratifs à la con !!!????
et surtourt que ce probleme ne devrait pas exister !
si masson appelle le tribunal de la HAYE , l’ICDS sera dissout ! esperons qu’il ne le fasse pas !