Tout le monde sait bien que l’aventure de l’équipe des Montagnes du silence touche à sa fin après 30 jours sur leurs skis. Ils ont aperçu des traces d’ours impressionnantes, plus larges que jamais, accompagnées de celles d’un renard polaire. Laure vous explique en détails la vie de l’ours blanc.Durée : 02’29’’
Laure :
« Pas d’inquiétude à avoir : pas d’ours à l’approche, nous sommes tranquilles ! Je vais vous donner quelques explications à propos de ce fameux ours. Vous savez que s’il se dresse sur ses pattes arrière, il peut mesurer jusqu’à trois mètres. Une femelle pèse entre 200 et 400kg, un mâle entre 300 et 500kg.
L’ours a une tête plutôt petite avec de petites oreilles et un corps massif. Sous son pelage blanc, sa peau est noire. C’est ce qu’il lui permet de garder la chaleur. Sous sa peau, il a une bonne couche de graisse. Son pelage blanc est un effet de mimétisme, il passe presque inaperçu sur la banquise, mais on arrive tout de même à le distinguer un peu. Si il a une vue qui n’est pas trop mauvaise, il a surtout un odeur extrêmement développé. Il a des pattes puissantes pourvues de grandes griffes dont il se sert pour chasser.
L’ours blanc peut vivre jusqu’à 30 à 35 ans. Il vit essentiellement sur la banquise, dans le cercle polaire arctique. Ici, au Svalbard, on compte 3000 à 4000 ours.
Il se nourrit essentiellement de phoques. Il se met à l’affût dans des trous dans la banquise, trous par lesquels vient respirer le phoque.
Il s’en saisit alors d’un coup de patte et dévore surtout la graisse de l’animal qui est très riche en énergie. Il délaisse le reste dont se nourrissent renards polaires et oiseaux.
Il fut un temps où l’homme pouvait s’en nourrir mais il a surtout été chassé pour sa peau. La chasse, par contre, est maintenant interdite et ce depuis 1973. Depuis l’après-guerre jusqu’à nos jours, il n’y a eu que quatre tués par l’ours blanc. Ces quatre personnes n’étaient pas armées donc pas prêtes à se défendre de l’ours. Nos guides, eux, sont bien équipés, nous n’avons rien à craindre.
L’ours blanc est plutôt en danger puisque la banquise s’amenuise à cause des gaz à effet de serre et donc à cause du réchauffement de la planète. C’est à chacun d’entre nous d’adopter les bons comportements et de participer, à sa mesure, à la protection de l’ours.
Voilà, j’en ai terminé ! A bientôt ! »
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