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par Marylène CHARRIERE
Hier et aujourd’hui : deux jours à la base de Ny-Alesund. Deux nouvelles vidéos : Pascal vous raconte l’histoire et la vie des habitants de l’archipel. Jean-Noël et Laure vous invitent à remémorer leurs aventures plus ou moins périlleuses de ces deux dernières semaines.

Visioconférence en direct de Toulouse et malgré les 5000km qui nous séparent du Svalbard, tout s’est très bien déroulé. Aujourd’hui, ce sera en direct de Poitiers. A Toulouse, une bonne heure d’interrogatoire par des jeunes des classes bilingues, de l’école d’Ancely, ainsi que des jeunes entendants de la même école que les élèves sourds des classes bilingues de Ramonville. L’équipe des sourds a répondu avec plaisir aux questions sur la géographie, le quotidien, la vie des habitants de l’archipel, la faune et le réchauffement climatique, etc... De nombreuses richesses à découvrir. Il reste à l’équipe encore une semaine de traversée jusqu’à la capitale Longyearbyen avant de rentrer en France !

Durée : 02’21"

Pascal :

« Bonjour,
Nous sommes toujours ici, au Svalbard, sur le cercle polaire arctique, non loin du pôle Nord. L’archipel du Svalbard est composé de cinq îles. Svalbard se dit différemment en langue des signes norvégienne, un peu comme le signe « 20 » en France, il n’y a aucun lien avec le chiffre 5, c’est assez étonnant !
Pour faire un peu d’histoire, en 1596, l’archipel fut découvert par un hollandais. C’est à partir de ce moment là que la chasse à l’ours et à la baleine ainsi que des activités minières de charbon se sont développées sur l’archipel.
Après la première guerre mondiale, un traité a chargé la Norvège de l’administration du Svalbard. Cette zone a donc été démilitarisée, le libre commerce a été instauré, et n’importe quel pays a pu, à partir de ce moment-là, mener ses exploitations dans cette région.
Dans les années 1963 et 1970 se sont succédées les interdictions de chasse à la baleine et à l’ours. Ce type d’activités a donc été énormément réduit mais des activités scientifiques se sont développées. Les exploitations minières ont également régressées au profit de l’activité touristique. De nombreux guides y travaillent, de nombreux chiens également ! Les scooters des neiges sont pléthores. Sur 62 000 km², il y a 2400 habitants, ce qui fait 0,04 hab/km². C’est une densité très faible. En revanche, il faut savoir que nous on est beaucoup plus nombreux.
Les températures extrêmes sont de -63°C à 23°C. La moyenne est donc de -6°C, c’est ce que nous connaissons en ce moment. La nuit polaire est du mois d’octobre au mois de février et le jour polaire, quant à lui, est d’avril jusqu’à août, nous sommes donc actuellement dans cette période.
Le point culminant est le Mont Newton à 1717m.
Voilà, j’ai terminé ! »

Durée : 03’08"

Jean-Noël : « Bonjour !

Laure : Bonjour ! Et bien, nous avons maintenant accompli la deuxième partie de notre expédition. Quels ont été les bons moments pour toi Jean-Noël ?

Jean-Noël : Dans la journée, nous avons eu beaucoup de brouillard, on n’y voyait rien ! On était vraiment dans le néant. On marchait en file indienne comme d’habitude mais là, si on se distançait les uns des autres, on pouvait se perdre de vue ; auquel cas, il fallait suivre les traces des chiens et des skis jusqu’à rattraper ceux qui nous précédaient.

Laure : Oui, c’est vrai ! A ce moment là, à la pause, j’ai eu envie d’aller aux toilettes. Je me suis donc un peu éloignée du groupe mais j’ai vraiment eu l’impression de me perdre. J’ai eu un peu peur d’ailleurs !...

Jean-Noël : Dans ce brouillard, nous avons aussi dû monter le camp pour y passer la nuit. Durant la nuit, j’ai moi aussi eu envie d’aller aux toilettes. Et quand je suis sorti de ma tente, c’était merveilleux ! Le brouillard s’était levé, je découvrais les montagnes autour de nous, il y avait des raies de lumière sur les montagnes, c’était magnifique !

Laure : À un moment donné, nous avons également eu à traverser des passages où de l’eau coulait. Normalement elle est gelée mais là cela coulait à grandes eaux. L’eau est rentrée dans nos chaussures, dans les pulkas, ... Cela a été assez pénible !

Jean-Noël : Oui, lorsque nous sommes arrivés, nous avons dû contrôler toutes nos affaires, étendre le linge humide, etc... Nous avons dû tout faire sécher.

Laure : Oui, trois jours plus tard, mes chaussures étaient encore mouillées. Du coup, marcher avec des chaussures et des chaussettes humides m’a provoqué des ampoules, cela a été terrible ! Mais alors, la beauté des paysages... C’était vraiment magnifique ! On a traversé une zone vraiment fantastique !

Jean-Noël : Oui, à cet endroit là, cela montait beaucoup d’ailleurs mais nous sommes arrivés jusqu’au deuxième dépôt. Nous avons donc creusé puis réparti la nourriture sur nos pulkas qui étaient alors surchargées. Nous sommes ensuite monté jusqu’à la passe à 700m d’altitude. La vue y était vraiment magnifique.

Laure : On en a d’ailleurs profité pour faire une prise de vue de tout le groupe avec les chiens ! Ce que j’ai aussi bien aimé, c’est lorsque nous plantons les tentes dans un endroit très enneigé et où il neige encore !

Jean-Noël : C’est vrai que nous avons traversé des zones où la neige était vraiment très mouillée et, à un moment donné, on nous a dit que le camp se situerait de l’autre côté de la moraine. C’était une très bonne idée parce que quelques heures après une petite rivière s’est formée à un endroit où on aurait pu établir le campement !

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28 mai 2010
 
 
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