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par Marylène CHARRIERE
Enfin, samedi dernier, journée de pause. L’équipe vous envoie plein de nouvelles, elle est en pleine forme.
Depuis son premier point de ravitaillement, Sid vous explique comment extraire les provisions stockées sous la neige.
Pascal vous raconte ce que l’équipe a découvert après 7 journées de marche sur l’archipel de Svalbard.
Daniel et Françoise, que l’équipe a surnommée la reine des montagnes du silence, vous racontent en détail leur bons moments.

Sid-Ahmed Nouar
Durée : 01’17"

« Bonjour ! Nous voici arrivés jusqu’à ce lieu qui a été jalonné puisque c’est un dépôt de nourriture pour nous tous. Il y a 60kg de nourriture pour les humains, 30kg pour les chiens et 20kg de fuel.
Qu’en est-il exactement de ce dépôt ? Un trou assez profond a été creusé puis recouvert de 40cm de neige et de journal imbibé d’essence pour éloigner les ours. En effet, c’est une odeur qui leur est très désagréable donc pas de danger qu’ils viennent nous prendre cette nourriture. Evidemment, le trou est bien repéré par des jalons.
Nous avons ici de la nourriture pour environ 7 jours. »

Pascal Marceau
Durée : 02’13"

« L’équipe qui compose l’expédition des Montagnes du Silence s’était en partie renseignée sur l’archipel du Svalbard, une autre partie, au contraire, a voulu découvrir sur place ce site merveilleux. Et bien, nous voici sur le terrain !
Nous sommes arrivés par avion à Longyearbyen, la capitale de l’archipel du Svalbard. C’est une petite bourgade, composée de petites maisons de toutes les couleurs. Il y a également une université. Un peu plus loin, il y a plusieurs mines de charbon dont seulement une est encore en activité.
Depuis, nous voilà partis. Nous avons pu découvrir des traces d’ours puisqu’il y en a quelques milliers ici, mais, au jour d’aujourd’hui, nous n’en avons pas encore vu. Il y a aussi beaucoup d’oiseaux, des petits, des plus grands... C’est très intéressant. Sur la banquise, nous avons vu de nombreux phoques. Le temps est très favorable.
Ici, nous sommes sur une grève avec des pièces de bois, pris dans les glaces puis emportés par les flots, qui sont arrivées depuis la Sibérie jusqu’ici. Un peu plus loin, il y a une ville morte qui était auparavant une station minière. Autrefois, il y avait beaucoup de trappeurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui puisqu’ils ne sont plus qu’au nombre de trois. Pratiquer ce métier est vraiment un choix de vie pour eux.
Sur notre chemin, nous avons croisé de nombreuses pistes empruntées par des motoneiges, conduites soit par des scientifiques venus pour des recherches, soit par des touristes. Evidemment, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que l’homme est toujours partout et qu’il doit prendre garde à la nature dans laquelle il s’installe. »

Daniel et Françoise Buffard-Moret
Durée : 2’31’’

Daniel : « Bonjour, nous avons maintenant accompli la première partie. Cela fait 7 jours que nous sommes partis. Alors, pour toi Françoise, quels ont été les bons moments ?

Françoise : Et bien, ici au Svalbard, ce sont des montagnes et de la banquise. C’est très différent des Alpes que nous connaissons bien. A chaque fois que nous partons faire une randonnée dans notre région, nous grimpons tout de suite. Ici, nous avons beaucoup de parties plates, la banquise, à traverser à ski de fond. Nous marchons à peu près 6 heures par jour.

Daniel : Moi, je suis déjà venu il y a 30 ans. J’ai tout de suite reconnu le Svalbard. Les montagnes y sont très caractéristiques. Ce sont des montagnes qui ont été rabotées par la calotte glacière et qui présentent des couches horizontales. Autrefois, il y avait une immense calotte glacière qui recouvrait l’hémisphère nord. C’est ce qui fait que ces montagnes sont vraiment reconnaissables entre toutes.

Françoise : Nous avons vu une maison de trappeur. C’était un moment très touchant. C’est une maison faite de bois, souvent récupéré. Il vient de Russie, ce sont les océans qui l’ont transporté.

Daniel : Je reviens quand même sur ce que tu disais. Nous avons eu des montées, très importantes même. Avant-hier, par exemple, il y a eu une montée interminable ! Les pulkas étaient affreusement lourdes, il a eu un réel travail d’équipe qui pour moi a été très touchant, très émouvant.

Françoise : Oui, et il ne faut pas oublier qu’il y a les chiens pour nous aider et nous faciliter le travail.

Daniel : Quant à moi, un des bons moments, c’était un soir, tout le monde était couché. Il était une heure du matin et il y avait un grand soleil, avec la banquise en contre-bas. C’était un moment magique. En bas, il faisait sombre, j’étais moi éclairé par le soleil... Je me suis vraiment senti détendu. J’ai vraiment trouvé là l’ambiance qui règne au Svalbard.

Françoise : Vous voyez, grâce à cette antenne qui est derrière moi, on peut transmettre des informations et des nouvelles de ce que nous vivons ici. Vous avez beaucoup de chance ! »

Suivre le détail de leur journal de bord sur le site des Montagnes du Silence

17 mai 2010
 
 
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