Sommaire
1.La famine, toujours présente dans le monde (durée:04’02")
2.Le SIDA se répand (Durée : 3’22)
1. La famine, toujours présente dans le monde
(durée:04’02")
La Convention internationale des droits de l’enfant reconnaît à chaque enfant le droit à la vie. L’Etat doit assurer sa survie et son développement, chaque enfant doit pouvoir manger à sa faim, être logé, être soigné. Pourtant, au mois de juillet, l’ONU a placé en état d’urgence de famine la corne de l’Afrique (Somalie, Kenya, Ethiopie).
La situation sanitaire dans cette partie du monde est une catastrophe. Une sécheresse exceptionnelle, jamais vu depuis 60 ans, sévit depuis 4 mois en Somalie. La sécheresse aggravée associée au problème d’insécurité entraine des déplacements massifs de la population. Les victimes directes de cette crise sont les enfants.
Les somaliens ont l’habitude de vivre dans des conditions extrêmes mais les deux dernières saisons de pluies (automne et printemps) ne leur ont pas apporté d’eau. De plus, la hausse des prix des aliments de base, du fioul et la guerre incitent la population à fuir. Elle se déplace vers les frontières du Kenya et de l’Ethiopie. Le camp de Dabaad au Kenya héberge 400.000 personnes pour une capacité d’accueil de 90 000 réfugiés. Cette situation rend le travail humanitaire très difficile. Selon l’UNICEF, près de 500 000 enfants souffrent de malnutrition extrême et sont en danger de mort.
La famine a des conséquences désastreuses sur la santé des enfants sachant qu’ils ont besoin de plus d’apports nutritionnels que les adultes. Si un enfant souffre de la famine, sa croissance, son développement cognitif et immunitaire sont gravement compromis.
La famine rend également ces enfants plus vulnérables aux maladies, elle augmente le risque de mortalité. Un exemple : la diarrhée chez un enfant bien nourri dure environ deux à trois jours, un enfant victime de malnutrition peut souffrir de diarrhées pendant une à deux semaines et en mourir.
La situation en Somalie n’est pas un cas isolé, L’Institut International de Recherche sur l’Alimentation (IFPRI) s’est associé à trois ONG pour tirer la sonnette d’alarme pour 26 pays, la plupart en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, qui continuent d’afficher des niveaux de famine "alarmants".
2. Le SIDA se répand
(Durée : 3’22)
Chaque année, L’organisation Onusida remet son rapport sur l’épidémie du Sida dans le monde.
En 2010, 2,7 millions de personnes ont été contaminées par le VIH dans le monde, 1,8 millions en sont mortes. La population des personnes vivant avec le VIH dans le monde s’élève à 34 millions. 68% des personnes séropositives résident en Afrique Subsaharienne soit 22, 5 millions.
On estime également à 370 000 enfants infectés par le VIH. Près de 90% des infections ont lieu pendant la grossesse, l’accouchement et l’allaitement. Le nombre total d’enfants vivant avec le VIH atteignait les 2,5 millions en 2009. Près de 90% vivaient en Afrique subsaharienne.
Le SIDA menace l’avenir des jeunes générations en Afrique subsaharienne comme l’exemple du Swaziland, pays voisin de l’Afrique du Sud, où vivent 1,2 millions de personnes dont 26% sont touchés par le VIH. A cause de la maladie, l’espérance de vie est passée de 61 à 48 ans. C’est un des rare des pays dont la population diminue.
Une chose qu’on retient positivement, en 2009, l’ONUSIDA a lancé un appel en faveur de l’élimination quasi totale de la transmission du VIH de la mère à l’enfant à l’horizon 2015, notamment dans les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
La transmission du VIH de la mère à l’enfant a fortement chuté en Afrique de l’Est et du sud : 68% des femmes enceintes séropositives ont accès à un traitement pour prévenir la transmission du VIH à leur enfant. Ce chiffre n’atteint cependant que 23% en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Alors la transmission de la mère à l’enfant peut être évitée grâce au progrès technologiques, les mères séropositives sont mieux prises en charges et ont de plus en plus accès aux traitements.
Sources
Famine
Liens
Site d’ ONUSIDA