IMPRIMER  |  FERMER
Découvrez la marche de la Gay Pride
La Marche des Fiertés de Paris qui se tient chaque dernier week-end de juin, est la plus grosse manifestation de France. 700.000 personnes marchent ce jour là ! Cette marche, la Marche de la Gay Pride prend de l’ampleur depuis quelques années dans toute la planète. Que savez-vous sur cette manifestation ? WebSourd vous l’élucide en quelques clés.

Sommaire

 1- Origines
 2- Organisation d’une marche
 3- Oppositions aux Marches des fiertés

1- Origines (3’36’’)

La Marche des fiertés a tout d’abord été nommée Gay Pride, puis Lesbian & Gay Pride, puis LGBT Pride pour finalement s’appeler la Pride ou La Marche des fiertés. C’est une manifestation qui prône la liberté et l’égalité pour toutes les orientations sexuelles (hétéro, lesbienne, gay, bisexuel, transsexuel). L’expression anglophone Gay Pride peut être traduite comme « Fierté gay », d’où le nom de « Marche des fiertés » en France. Pour faire mentir l’adage qui prétend que pour vivre heureux il faut vivre caché, les participants des diverses Marches des fiertés affichent sans complexe leurs orientations sexuelles. Ces marches sont ouvertes aux gays, aux lesbiennes, aux bisexuels, aux transsexuels mais aussi aux hétéros revendiquant la liberté sexuelle et l’égalité des droits entre les hétérosexuels et les autres communautés.

Dans la plupart des grandes villes du monde, cette manifestation se déroule tous les ans au cours du mois de mai ou de juin, pour rappeler les émeutes de Stonewall qui se tinrent dans la Christopher Street à New York le 28 juin 1969.

En juin 1969, un groupe de lesbiennes, gays et transsexuels se rebellèrent contre les forces de police venues faire une descente au Stonewall Inn, un bar gay de New York et une lutte entre forces antiémeutes et homosexuels fit rage pendant plusieurs jours. Les émeutes de Stonewall sont depuis considérées comme le début de la lutte pour l’égalité des droits entre homosexuels et hétérosexuels. Brenda Howard, connue comme la « mère de la Fierté », dirigeante de la première heure du Gay Liberation Front et de la Gay Activists Alliance coordonna la commémoration du premier mois anniversaire des émeutes, puis le premier anniversaire en organisant la Christopher Street Liberation Parade à New York le 28 juin 1970, tandis que des marches anniversaires avaient également lieu à San Francisco et Los Angeles.

2- Organisation d’une marche (4’14’’)

Progressivement, toujours sous l’impulsion de Brenda Howard, les marches se sont organisées et, bien que chaque pays ait ses spécificités, on retrouve dans la plupart des défilés une organisation semblable. Derrière les officiels se trouve la majorité des manifestants, souvent réunis autour de "chars" : Les chars sont des camions ou camionnettes sur lesquels sont montés des systèmes des sons diffusant toutes sortes de musique. C’est dans cette foule colorée que l’on retrouve les images qui, pour certains, symbolisent les marches des fiertés, comme des drag-queen, des travestis ou de jeunes hommes torses nus portant des drapeaux arc-en-ciel. Ces personnes, symbolisant notamment les débuts des marches et la lutte des travestis ou transsexuels au Stonewall Inn, ne sont néanmoins pas les seules à défiler : figurent également parmi les manifestants des associations (association de parents d’homosexuels, associations gays d’étudiants, association d’homosexuels dans les entreprises etc.) et tout simplement de nombreux homosexuels venus défiler seuls ou entre amis. En général, la marche est d’autant plus festive que les homosexuels sont acceptés dans la ville où ils défilent. Comme lors de toute manifestation, cette foule défile d’un point de départ vers une destination finale, en marchant, dansant, et scandant des slogans en rapport avec le mot d’ordre de la manifestation de l’année. Des minutes de silence sont souvent observées au cours du défilé, en mémoire des victimes de l’homophobie ou du SIDA.

Enfin, en fin de parcours, un discours est lu par le responsable de l’organisation de la marche pour rappeler les revendications de la manifestation.

Des Marches des fiertés ont lieu aujourd’hui dans le monde entier. Néanmoins, leur développement ne s’est pas fait de la même manière dans tous les endroits du globe. Tout d’abord, certains pays ont connu des défilés au moment où l’homosexualité était encore un délit et considérée comme une maladie mentale : c’est le cas des États-Unis et de l’Europe de l’Ouest par exemple. Dans ces cas-là, l’objectif des défilés était de faire entendre la voix d’une minorité qui se sentait oppressée, pour par exemple réclamer la dépénalisation de l’homosexualité. Une fois ces revendications obtenues, un deuxième mouvement consistant en la recherche d’égalité des droits entre hétérosexuels et homosexuels et à la lutte contre l’homophobie peut avoir lieu.

3- Oppositions aux Marches des fiertés (3’03’’)

Opposition politique :

Deux motivations principales sont souvent données pour s’opposer à la tenue d’une marche des fiertés. Tout d’abord, dans des pays où la population est hostile à ce genre de démonstration, l’argument de la sécurité des participants est souvent invoqué : en effet, les réactions des opposants aux Gay Prides sont souvent très violentes à l’encontre des homosexuels, et des dispositifs lourds de sécurité sont en général nécessaires lors des premiers défilés.

Opposition religieuse :

L’homosexualité est condamnée par les grandes religions monothéistes majoritaires. Christianisme, Islam et Judaïsme ont globalement sur le sujet une pensée commune : les pratiques homosexuelles sont un péché et l’homosexualité ne peut donc pas être érigée comme principe de vie.

Opposition au sein de la communauté homosexuelle :

Plusieurs sentiments distincts dominent au sein de la communauté homosexuelle en ce qui concerne une éventuelle opposition à la Gay Pride. Tout d’abord, les ressources financières de la marche se fondant essentiellement sur les dons par des particuliers ou des entreprises, et les bars et les discothèques étant présentes dans le défilé, ce dernier est parfois vu comme étant trop commercial et éloigné des préoccupations des homosexuels. À l’inverse, certains homosexuels ne se sentent pas concernés par les revendications politiques et le mot d’ordre de la manifestation, considérant ne rien avoir à faire dans des défilés avec des gens avec qui ils pensent ne rien avoir en commun. De même, de nombreux homosexuels refusant le mariage et l’adoption ne voient pas l’intérêt de participer à ces défilés.

Quelques liens pour découvrir encore plus l’univers de la marche. De nombreux faits mémorables ont eu lieu lors des marches organisées ces dernières années aux quatre coins du monde :

« Gay Pride » : http://www.insecula.com/salle/MS041...

« Emeutes de Stonewall » : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89...

« Interdiction de Gay pride à Moscou » : http://www.lemonde.fr/europe/articl...

« Homosexualité au mémorial de Caen » : http://www.gaynormandie.com/rdv-le-...

source : Wikipédia « Marche des Fiertés » : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marche...